Pourquoi il est inutile de connaître son poids

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un outil qui encombre les salles de bain de la plupart des français. Si vous l’avez chez vous, vous pouvez le jeter. Si vous ne l’avez pas, achetez en un, puis jetez le ensuite. Je veux parler du pèse-personne.

La fonction de cet instrument est de déterminer votre poids. Cette mesure est sensée vous donner un certain contrôle, que vous ayez un objectif de poids à atteindre, ou que vous soyez dans une tranche de poids de laquelle vous ne désirez pas sortir (Je ne dois pas peser plus de XX kilos, ni peser moins de YY kilos).

Voilà, ceci étant dit, je met au défi quiconque de trouver une utilité réelle à cet objet [Seule exception : les sportifs devant prouver par une mesure exacte à quelle catégorie de poids ils appartiennent, comme les boxeurs].

Passons en revue les usages d’un pèse-personne et détaillons pourquoi se peser est complètement inutile :

1 -Votre poids ne représente pas votre gras

Lorsque vous désirez perdre du poids, si vous le faites de la bonne façon, vous êtes sensés faire du sport en même temps.  Si vous faites du sport de la bonne façon, vous êtes sensés prendre du muscle en même temps. Le muscle étant plus lourd que le gras, il peut arriver lors d’un changement d’habitudes alimentaires et sportives, de ne pas perdre de poids, voir d’en prendre. Vous faites donc l’effort d’arrêter les nourritures trop grasses et trop sucrées, et enchaînez avec l’effort de suer après le travail, et cependant vous prenez quand même du poids. Je vous laisse imaginer votre détresse psychologique à ce moment là…

2 – Le poids n’est pas une variable stable

Encore hier, j’ai entendu une personne prétendre avoir “pris 6 kilos en une semaine”. Comme je l’ai expliqué dans cet article, c’est juste mathématiquement impossible que ce poids soit entièrement du gras. Son poids a juste varié à cause d’autres variables. Vu qu’elle a mangé plus que d’habitude en une semaine, voici ce qu’il a pu se passer :

- Elle a augmenté sa consommation, donc elle stocke temporairement plus d’aliments et pèse donc plus lourd.
- De même, elle a probablement consommé davantage de sel, et stocke également plus  d’eau, ce qui peut déjà ajouter plusieurs kilos.
- Un encombrement gastrique peut entraîner une certaine constipation et un stockage fécal plus important.

Il est impossible de calculer un poids fixe à cause de ce genre de variables. Voilà pourquoi les nutritionnistes, pour compenser ces variables, demandent à leurs patients de se peser uniquement une seule fois par semaine, le matin à jeun. En ce qui me concerne, je vous dirais plutôt: pas la peine de vous peser du tout…

3 – Le poids est un chiffre

Si vous cherchez à perdre du poids, vous ne désirez pas ressembler à 60 kilos, ni à 50 ou à 70, vous désirez juste être mince/athlétique. Pour cela, ne vous fiez pas à un chiffre, regardez plutôt dans le miroir. Un seul coup d’oeil suffit pour savoir si vous devez manger en quantités supérieures ou inférieures.

Cas exceptionnel : Certaines personnes ont des blocages psychologiques si importants qu’elles sont incapables de savoir si elles sont pathologiquement trop grosses ou trop minces (nombreux cas d’anorexiques étant persuadées d’être trop grosses, alors qu’elle n’ont souvent que la peau sur les os). Les patients dans cette situation ne devraient aucunement tenter de contrôler leur poids avant d’avoir réglés un minimum leurs blocages psychologiques.

4 – Un objectif à atteindre ?

Certains se pèsent car ils veulent “peser XX kilos”. Quel est l’intérêt de savoir que vous êtes précisément à XX kilos ? Être fier d’avoir perdu du poids ? Il y a derrière cela une psychologie malsaine. Faire dépendre son humeur de son poids est une chose extrêmement dangereuse pour votre bien-être.

D’autres diront qu’ils peuvent, arrivés à leur objectif de poids, “remanger normalement” – Encore une fois, ce n’est pas comme cela que ça marche. Vous êtes sensés manger normalement lorsque vous faites un régime. Le concept de “régime amincissant” temporaire est un illogisme complet, puisque quand vous arrêtez votre régime-minceur, vous reprenez du poids. Le seul régime logique est celui que vous suivrez ad vitam eternam. Connaitre votre poids exact n’a donc aucune importance.

Dernière raison (non valable) de se peser : s’offrir un peu de masturbation intellectuelle mal placée (je fais 50 kilos pour 1m70 hihihi <3)

Conclusion : Pour l’individu moyen, il n’y a strictement aucune raison de se peser.

Personnellement, en ce moment, je n’ai pas la moindre idée de mon poids, je sais juste que ralentir le chocolat et refaire un peu de musculation et de course à pied/vélo me ferait du bien. C’est donc ce que je fais.

Rangez cet article dans votre dossier “Guide de bonnes pratiques pour l’entretien corporel”.

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Mensonge ordinaire: 25% de sel en moins

Intéressons nous aujourd’hui à ce produit de supermarché :

Photo prise à Monoprix, Avril 2012

La consommation de sel est jugée trop importante en France et dans les pays occidentaux en général. Le sel est notamment accusé de provoquer de l’hypertension augmentant les risques cardiovasculaires (qui sont, je vous le rappelle, la première cause de mortalité dans ces pays). La page wikipédia sur le sujet résume bien le consensus en la matière. La surconsommation entraîne également des soucis plus mineurs, comme une rétention d’eau trop importante.

Pour ces raisons, quand on a une alimentation aussi mauvaise que la moyenne, on peut chercher à préférer du jambon “-25 % de sel”. Maintenant, la consommation de porc n’est clairement pas recommandée pour la santé, mais on a tout de même un bel exemple de “Mensonge de l’industrie alimentaire” – Comprenez, un mensonge qui n’en est pas vraiment un.

Il faut savoir que vendre des produits alimentaires très riches en sel comprend deux avantages exceptionnels:
- Le sel est un exhausteur de goût: votre produit aura simplement meilleur goût, d’où accroche du consommateur.
- Le sel est un excellent conservateur, à un prix dérisoire. Une DLC (date limite de consommation) plus longue, c’est de grosses économies logistiques.
On comprend que la nourriture industrielle soit surchargée de sel et que cela puisse entraîner des problèmes de santé. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire cet article qui vous décris le salage habituel des soupes industrielles, mêmes de soupes de “bonnes marques” comme Liebig.

Déjà, que signifie – 25 % en Sel ? Pourquoi ce chiffre ? Le règlement européen 1924/2006 légiférant les allégations nutritionnelles autorisées a la réponse. L’allégation suivante en fait partie:

RÉDUIT EN (NOM DU NUTRIMENT)
Une allégation affirmant que la teneur en un ou plusieurs nutriments a été réduite, ou toute autre allégation susceptible
d’avoir le même sens pour le consommateur, ne peut être faite que si la réduction de cette teneur est d’au moins 30 % par
rapport à un produit similaire, sauf s’il s’agit de micronutriments pour lesquels une différence de 10 % par rapport aux
valeurs de référence fixées par la directive 90/496/CEE du Conseil est admissible et pour le sodium ou l’équivalent en sel,
pour lesquels une différence de 25 % est admissible.

Le produit a donc été formulé de manière à ce qu’il y ait la plus petite différence légale en sel entre ce produit et les autres jambons de supermarché… Qui sont connus pour déjà en contenir des quantités obscènes. Au final, il y aura évidemment tout de même trop de sel. Une première escroquerie ici est de prétendre pouvoir vendre du jambon avec “pas beaucoup de sel”, le meilleur moyen de réduire son apport étant évidemment de s’abstenir de consommer de la charcuterie.

Autre exemple du même produit chez le concurrent. Les ingrédients sont grosso modo les mêmes.

Quel est donc l’arnaque ici ? Tout simplement, La teneur en sodium finale du produit est totalement indépendante de la teneur en sel du produit. Le produit ne clame pas une teneur réduite en sodium, mais une teneur réduite en sel. Hors, c’est le sodium contenu dans le sel qui est responsable des maladiées liées à sa surconsommation. La dénomination chimique du sel est le Chlorure de Sodium, qui se dissocie en chlore et sodium immédiatement dans votre corps. C’est ce dernier qui est réellement dommageable pour la santé.

Et quand on regarde la liste des ingrédients:

Photo difficilement lisible mais je vous retranscris la liste :
 Jambon Cuit Supérieur de Paris, Ingrédients: Jambon frais de porc, Sel, Bouillon (Eau, Couennes de porc, Oignon, Os de porc, Sel, Persil, Ail, Clou de girofle, Poivre, Laurier), Dextrose, Arômes, Conservateur: Nitrite de sodium, Chlorure de potassium, Antioxydant: Ascorbate de sodium.

(Mention spéciale ici à “Arômes”, vous pouvez être certain que si on ne précise pas “arôme naturel” ça veut dire “arôme synthétique”.)

Autre exemple:

Comme vous avez pu le constater, les deux jambons contiennent bien du sel, dont la quantité a été réduite, mais son pouvoir conservateur est compensé par d’autres sels de sodiums, non appelés communément “sel” (terme qui fait référence en général au Chlorure de Sodium) ayant les mêmes effets négatifs sur votre apport sodé : le Nitrite de Sodium et l’Ascorbate de Sodium. Il s’agit donc d’enlever un peu de sodium par ici pour en rajouter par là.

Alors oui, ces jambons sont réduits en sel, mais pas en sodium. Si le médecin vous dit de surveiller votre apport en sel, il sous-entend que vous devez réduire votre apport en sodium. Au final, vous aurez ici consommé une quantité équivalente de sodium, tout en pensant diminuer votre consommation.

Je conclus sur une parenthèse : le nitrite de sodium est un cancérigène connu. Mais c’est également le conservateur le plus efficace contre une bactérie qui vous foudroierait en quelques heures, dussiez-vous la consommer un jour (Clostridium Botulinum, responsable du Botulisme et des vieilles liftées). La neurotoxine produite par cette bactérie (le botox) est la toxine la plus mortelle connue à ce jour. Il est donc obligatoire de rajouter du nitrite de sodium dans la charcuterie, malgré ses effets cancérigènes connus.  Chaque fois que vous consommez de la charcuterie, vous ingérez des cancérigènes, qui vous préviennent contre une mort rapide.

Vous comprenez maintenant pourquoi je ne suis pas fan de porc ?

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Dukan au régime sec !

On ne l’espérait même plus ! Mais pour une fois, les professionnels de santé ont fait leur boulot ! L’ordre des médecins porte plainte contre le Dr. Dukan.

Oui, vous connaissez le serment d’Hippocrate ? C’est le serment prononcé par tout les médecins qui dit en gros : “Je ne rendrais pas mes patients malade contre de l’argent”. Je jubile assez de voir cette caricature d’escroc se faire blâmer, voire, retirer son droit de pratiquer la médecine.

L’Ordre de Paris a ainsi invoqué l’article 13 du Code de déontologie médical. Un article selon lequel un “médecin doit faire attention aux répercussions de ses propos auprès du public” et de se “garder à cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle”.

Récemment, le Dr. Dukan avait fait le buzz en proposant de punir au bac les élèves hors des fourchettes normales de l’IMC.

Cette proposition a été critiquée sur au moins trois points majeurs:

- Le manque d’éthique évident d’une mesure discriminatoire au baccalauréat.

- La stigmatisation du peuple gros (ou trop maigre) et l’augmentation de la pression psychologique qui s’en suivrait, ce qui augmenterait évidemment le nombre de troubles psychologiques de l’alimentation. Des troubles qui peuvent évidemment plonger une personne dans une obésité prolongée, une anorexie mortelle, et/ou une bonne dépression.

-Enfin, on en parle moins dans les débats, mais : POURQUOI l’IMC ?
Le Dr. Dukan propose l’Indice de Masse Corporelle car cette valeur est connue et facile à mesurer (un coup sur la balance, on mesure la taille, et hop). L’IMC n’est PAS UN INDICATEUR FIABLE pour tout le monde !

Prenons l’exemple d’un jeune de 16 ans avec une ossature large d’épaule et assez lourde. Au début du lycée, bien que mince, il sera déjà vers 24 d’IMC (Rappel: une personne “normale” est entre 18 et 25, maigre si inférieure à 18, grosse si supérieure à 25). Donc dangereusement proche de la limite haute. S’il fait beaucoup de sport et pousse des muscles, il va allègrement dépasser 25, sera facilement à 26 ou 27, donc communément admis “en surpoids”, même s’il est en bien meilleure forme athlétique et meilleure santé qu’avant.

L’IMC est un outil plein de limitations, son seul avantage est d’être facile a calculer, contrairement à d’autres outils plus fiables et moins connus du public. Il s’agit d’une mesure aberrante pour comparer la forme des patients.

Mais le Dr. Dukan s’en fiche, ce qui comptait était de refaire le buzz à l’approche du printemps. Ce qui a bien réussi, et l’a probablement aidé à écouler plus de ses produits minceurs. Monsieur le Dr. Dukan, je rêve de pouvoir un jour vous appeler juste “Monsieur Dukan”, quand vos collègues vous auront radiés de l’ordre des médecins.

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Quelques conseils pour “s’y remettre” quand on a décroché.

Bonjour à tous ! Après un mois et demi de pause, on reprend direct à l’approche du printemps. Je vous parlerais peut-être de mon expérience en ferme collective, où les gens se nourrissent exclusivement de légumes frais et de féculents, et sont dans une forme qui ferait pâlir n’importe quel citadin.

En attendant, l’été arrive, et c’est le moment idéal de reprendre les bonnes habitudes pour ceux qui les oublient vite (à commencer par moi-même). Pas de science aujourd’hui, mais un peu de psychologie qui pourra en intéresser quelques uns. Et si vous n’êtes pas dans votre meilleure forme, vous vous posez la question :

Comment reprendre de bonnes habitudes alimentaires et sportives, après un décrochage ?

a) Le décrochage

L’humain est une créature qui n’est pas faite pour le confort. Instinctivement, nous fuyons l’effort et nous recherchons les saveurs les plus caloriques, et nous avons aménagés notre pays en conséquence. Les villes sont faites de routes pour voitures, rarement de quartiers piétons. Partout, les escalators gagnent du terrain. Les fast-foods proposent de la nourriture grasse comme il faut. Et l’ordinateur, c’est moins prise de tête qu’un jogging.

On dit qu’il faut 3 semaines pour perdre ou prendre une habitude… Trois semaines, ça passe très vite. Le goût se réhabitue aux sensations grasses ou sucrées, votre corps redéveloppe une addiction aux hormones de “satiété rapide”, et peut-être que vous buvez un peu plus et que vous ne faites plus tellement de sport. Si on laisse le processus se poursuivre, on retombe dans notre confort quotidien, et on passe à coté de ce que les légumes et le jogging ont à nous apporter.

Si cela vous aide, gravez dans votre mémoire visuelle ces deux mots:

CONFORT ≠ BONHEUR

 Le confort n’est pas le bonheur.

Sinon, l’image suivante ferait rêver tout un chacun :

Tout le monde rêve d’une vie comme la mienne !

b) La règle d’or à suivre.

De mon expérience, la règle d’or à suivre est: “Plus on en fait, plus on en fera ; Moins on en fait, moins on en fera”

Il est difficile, après une longue pause, de se remettre à courir une heure tout les deux jours, ou de recommencer des séances de musculation intenses. Quand on est habitué aux hamburger-frite, il est difficile de se remettre aux légumes. Heureusement, le changement entraîne le changement. La meilleure stratégie pour se rediscipliner est  de travailler Tout les jours un minimum. Commencez donc par là:

-Fixez vous 30 minutes de sport, n’importe lequel, tout les jours
-Mangez au moins un repas sans gras et sans sucres rapides par jour. Légumes, riz, lentilles, ce que vous voulez, autant que vous voulez, mais de la nourriture simple. Un fruit en dessert.

Voilà pour la base de reprise. L’important ici est de s’y tenir tout les jours. N’importe qui a au moins 30 mins de disponible par jour, et la possibilité de se faire un repas simple. En commençant petit, vous ferez vite plus.

C’est d’ailleurs dans cette optique que je vous écrit aujourd’hui un article qui ne me demande pas trop d’efforts de réflexion ni de longues recherches de sources. Je commence léger, pour reprendre l’habitude d’écrire, et continuer par la suite.

c) Se rappeler qu’on aime ce qu’on fait

L’être humain ne peux, sans un effort immodéré, répéter tout les jours une tâche qu’il n’apprécie pas. Si vous êtes paresseux, comme moi, vous cherchez tout les moyens de vous convaincre de faire ce qui est bon pour vous sans trop devoir faire preuve de volonté.

Quand vous faites du sport, même si c’est fatiguant et que vous suez, il y a forcément des moments que vous appréciez. Focalisez vous sur ces moments là ! L’humain AIME le sport et les légumes, nous sommes fait pour ça.  [Si vous n'aimez AUCUN sport, c'est que vous n'avez pas essayé suffisamment].

Comment ne pas aimer ça ?

L’erreur classique, dans le fitness, est de vivre dans une culture du résultat. Non, il ne faut pas courir pour avoir le ventre plat ! Il faut courir pour courir. Faire du sport pour le sport. Il faut manger des légumes et les savourer ! Le ventre plat n’est que le bonus. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais le processus.

Exemple: J’écris ce blog parce que j’aime écrire. Le petit chatouillement délicat à mon égo quand je vois mes statistiques de blog et penser que des centaines de gens me lisent, c’est mon bonus, pas ce que je recherche.

J’espère que ces quelques conseils vous aiderons à vous remettre en selle. Le prochain article, un peu plus scientifique, vous expliquera comment se constituer un programme sportif adéquat.  En attendant, bon jogging !

Petites “vacances” bloguesques

Bonjour à tous !

Merci pour vos nombreux encouragements concernant mes articles, j’ai reçu énormément de critiques positives. J’en profite pour m’excuser pour ne pas réponse aux compliments mais je ne sais jamais  quoi répondre d’autre que “Grmmbll *rougit* merciiiiii” tandis que je répond toujours aux critiques négatives (Il en va de la crédibilité des articles de répondre aux objections).

Ceci mis à part, je travaille actuellement dans une ferme bio-équitablo-développementdurablo-écolo pendant quelques semaines, quelque part dans les collines vertes du Moyen-Orient. Le temps d’en apprendre davantage sur la permaculture, je vis dans une tente entre des champs de persil et d’oignons et je fais caca dans une sorte de litière. On se lève à 5h du matin pour faire de la cueillette. Il pleut tellement que je suis dorénavant constitué à 80% de boue.

L’auteur après une journée de travail

Je dois faire des choses que la morale réprouve pour quelques minutes d’internet, et donc je ne pourrais pas effectuer de recherches avant un certain temps. Le rythme de publication du blog sera donc réduit de l’habituel “tout les 4-5 jours” à “Quand j’aurais le temps et que je sentirais la violette”.

Je vous ferais un petit article sur la vie à la ferme, où des gens qui ne consomment que du pain et des légumes encore pleins de terre arrivent à passer leurs matins à faire de la récolte, leurs après-midis à construire une maison, et leurs soirées à s’occuper des gosses. Leur énergie me laisse de bois (et de boue).

D’ici là, mangez frais.

10 astuces incroyables pour perdre du poids facilement et rapidement : Trop efficaces pour être vrai ! Les secrets des stars, idées pour garder votre ligne. Conseils pour mincir: Comment rester mince après un régime ?

1/ Pratiquez un régime uniquement à base de pruneaux. Ça ne fait que passer, sitôt entré sitôt sorti !

2/ Allez donner votre sang : Un litre de sang en moins dans le corps, c’est un kilo en moins !

3/ L’alcool contient énormément de calories. Je vous conseille donc de passer a l’héroïne, qui est bien plus rigolote et qui tend à rendre anorexique. Sinon, vous pouvez aussi essayer la méthamphétamine : ça fait tomber les dents, ce qui vous empêchera de vous goinfrer.

Autre stratégie possible : si vous devez boire de l’alcool, buvez en suffisamment pour tout vomir, ce qui empêchera les calories de vous rendre grosse et moche.

4/ Ne consommez plus du tout de sel et buvez énormément d’eau. C’est une excellente stratégie pour perdre toute l’eau dans votre corps. Après quelques jours, arrêtez de boire, afin de vous déshydrater autant que possible. Le sauna peut vous aider : passez-y 24 heures d’affilée.

5/ Une grande partie de votre prise de poids est déterminée par vos gênes. Je vous conseille donc d’en changer. Planifiez un voyage au japon près de Fukushima, ou en biélorussie près de Tchernobyl. Vous en reviendrez transformée !

Avec un  peu de chance vous développerez même des superpouvoirs ?

Ça c’est juste pour mon webrank

6/ Achetez un congélateur grande taille et dormez dedans. Votre corps produit de la chaleur pour combattre le froid, ce qui élimine des calories ! Si votre budget est trop sérré, dormir dans une baignoire remplie de glaçons fonctionne aussi.

(Mon dieu, j’ai réellement peur que quelqu’un prenne ces conseils au sérieux… On est sur Internet après tout, j’ai pas envie d’avoir des morts sur la conscience, donc je vais quand même le préciser: TOUS LES CONSEILS QUE JE DONNE ICI SONT IDIOTS ET CERTAINS PEUVENT VOUS TUER !)

Puisqu’on parle de conseils idiots qui peuvent vous tuer : 7/ Faites le régime Dukan, ou mieux, Atkins. Si ça s’est si bien vendu c’est forcément que ça fonctionne ! Evidemment, depuis que ces régimes existent et se répandent, l’obésité continue de croître à une vitesse toujours plus grande, mais ça c’est les autres. Sur vous ça marchera forcément.

Le Dr. Atkins dit:
“J’ai fait plusieurs infarctus dans ma vie, j’ai été suivi de près par de meilleurs
cardiologistes que moi, et je suis mort à 72 ans en glissant sur du verglas;
C’est dire si j’avais des os solides !
Faites mon régime !”

8/ Si cela ne fonctionne pas: Épilez vous le corps et rasez vous la tête. Même les poils ont un certain poids.

9/ Si cela ne fonctionne pas : songez également à vous débarrasser de vos ongles.

10/ Si cela ne fonctionne pas… Quel organe utilisez-vous le moins ?

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Article inspiré par ce poster de Fake Science :

Les trois principes de votre physique

Avec toutes les informations qu’on reçoit de sources contradictoires et pas toujours honnêtes, on peut se sentir un peu perdu, voir découragé, à l’idée de poursuivre une vie plus saine. Pourtant, un corps sain aide à garder les idées claires ! Et des idées claires aident à garder le corps sain !

Ainsi, on peut résumer l’état de votre corps par trois idées simples :

Les trois principes de votre physique

I –  Le nombre de calories que vous consommez détermine votre volume corporel.
II – La qualité de ce que vous mangez détermine votre santé.
III – L’exercice physique que vous pratiquez détermine votre forme.

Voilà, c’est dit. Alors évidemment on simplifie un peu, mais ça très juste. Détaillons un peu :

I – Nombre de calories et volume

La graisse et les muscles ont comme point commun qu’ils nécessitent tout deux des calories pour leur entretien. C’est la raison pour laquelle mon dernier article est quelque peu biaisé.  Si vous avez besoin de 2000 calories et que vous en consommez 2100, votre corps ne vas en réalité pas grossir indéfiniment.

Ceci s’explique par le fait que la graisse et le muscle consomment tous les deux des calories (environ 4 calories pour 1 kilo de tissu adipeux ou 12 calories par kilo de muscle).

Si vous consommez 100 kcal de trop par jour, vous vous stabiliserez au bout d’un temps relativement long à 100/4 kcal = 25 kilos de gras supplémentaire, ou 100/12 = environ 8 kilos de muscles supplémentaires, mais plus probablement un mélange des deux.

Mais oublions un moment ces chiffres qui ne veulent pas dire grand chose, et retenons la seule chose importante : Plus vous mangez plus vous prenez en volume.

Les amateurs de musculation le savent bien: Pas de muscle sans calories supplémentaires ! Pas de gras sans calories supplémentaires !

II – Qualité de votre nourriture et santé

Un petit exemple pour illustrer:

Voici Mademoiselle A.

Mademoiselle A. accuse un certain surpoids. Ce surpoids est dût au fait qu’elle ne fasse pas trop attention à sa satiété lors des repas, où elle se sert des portions un peu trop grandes. Elle est également bien portée sur l’huile d’olive et le chocolat noir. Mademoiselle A. cuisine selon un régime méditerranéen, riche en huiles végétales, légumes, et céréales complètes (ou encore mieux, elle est végane… haha). Elle mange le soir chez elle, et pour le midi au bureau elle se prépare un tupperware. Tout les dimanches elle va à la piscine, ce qui lui permet d’avoir une masse musculaire suffisante pour rester en forme (en un mot, elle n’est pas trop flasque).

Voici Mademoiselle B.

Mademoiselle B. a une taille fine. Comme elle n’a pas trop le temps de cuisiner, elle consomme une certaine quantité de MacDonald, KFC ou Quick, au repas de midi. Le soir, elle sort souvent, ce qui fait que son dîner consiste principalement en apéritifs et alcool. Comme elle ne s’alimente pas assez, elle ne risque aucunement le surpoids. Cela entraîne également une certaine absence de masse musculaire.

Question rhétorique: qui encourt le plus de risques de problèmes de santé ?

L’exemple de Madame A. et Mademoiselle B. est juste là pour montrer que contrairement aux idées reçues, la santé n’a que peu à voir avec le poids. Du moins tant qu’on ne rentre pas dans des problématiques de maigreur extrême ou d’obésité avérée.

III – Exercice et forme physique

Si vos calories représentent votre volume, c’est votre exercice qui représente votre forme.

Pour être en bonne santé et avoir de l’énergie, vous devez posséder les trois choses suivantes, dans l’ordre décroissant d’importance:

1/ De la SOUPLESSE, pour réguler l’énergie dans votre corps et être plus confortable avec vous-même.

2/ De l’ENDURANCE, pour vous apporter de l’énergie et faire travailler votre système cardiovasculaire.

3/ Des MUSCLES, pour être agile, rapide et fort. Attention, personne ne veux que vous ressembliez à un bodybuilder, d’ailleurs ce n’est pas un moyen efficace de faire de vieux os.

Ces trois facteurs feront la somme de votre forme physique et de votre santé. Selon votre état corporel actuel, vous devriez penser à travailler sur l’aspect qui vous manque le plus (ce sera d’ailleurs probablement la souplesse le plus urgent à régler).

J’insiste sur le fait que ceci est valable pour les deux sexes. Oui, madame, si vous n’avez pas de muscles envisagez la MUSCULATION ! Et avant que vous n’ayez peur de vous réveiller un matin en ressemblant à Sylvester Stallone, je vous arrête tout de suite.

NON, MADAME, SI VOUS FAITES DE LA MUSCULATION, VOUS NE RESSEMBLEREZ PAS A CECI:

MAIS PLUTÔT A CECI:

En conclusion, il ne sert à rien de sur-compliquer les principes du fitness. Trois petites phrases résument le tout.

Dans le prochain article je vous donnerais une astuce rigolote pour savoir si votre forme physique est optimale.

D’ici là, mangezbougez (mais pas de la merde).

Un exemple d’habitude alimentaire

Petit exemple d’habitude alimentaire et analyse de ses conséquences. Attention, j’utilise dans cet article le terme “perte de poids” car une majorité de gens ont plutôt du poids à perdre qu’a prendre, mais ce que j’explique est bien sûr valable dans l’autre sens…

Je suis de cette catégorie de gens de nature à compenser par la nourriture quand les choses vont mal. Imaginons que j’ingurgite, en plus de ma ration calorique quotidienne, environ 500 kcal de nutella en cas de petite déprime (soit un peu moins de 100 grammes)

Pour vous aider à vous représenter, c’est un peu plus du tier du plus petit format de pot de nutella représenté ici. On l’a tous fait.

Maintenant, imaginons que je sois au contraire le type de personne qui, en cas de déprime, ais “l’appétit coupé”. Le soir, pendant mon repas de 1000 calories (Je fonctionne à 2500 kcal et en bon français j’ai l’habitude de manger plus le soir) je ne mange que la moitié de mon assiette. Cela me fait un déficit calorique de 500 kcals.

Situons une petite déprime deux fois par mois (si vous n’avez pas un petit coup de blues au moins deux fois par mois c’est soit que vous n’avez pas une vie intéressante… soit que vous êtes Bouddha).

La différence calorique théorique entre les deux versions de moi-même énoncées est de 1000 calories fois 24 déprimes = 24000 calories = 3,5 kilos par ans, ou 7 kilos en deux ans. Ça fait une belle différence au final, pour une habitude qui prend place seulement deux fois par mois.

Evidemment, ce calcul reste pure théorie (Déjà parce que je ne mange plus de nutella). Mais on peut en retenir la leçon suivante:

Même les plus petites habitudes, sur le long terme, comptent. Si vous essayez de perdre du poids, il ne faut pas vous faire crever de faim ! Il faut être patient et s’imposer une discipline, point trop stricte mais permanente, grâce à la modification des habitudes alimentaires. C’est la seule manière vraiment efficace et permanente d’avoir le contrôle sur son poids.

Pensez à toutes les occasions et à vos habitudes, qui interviennent deux fois par mois mais qui vous rajoutent des calories que vous ne sentez pas passer. Deux bières avec des amis ? 500 kcal. Un restaurant avec des portions un peu plus grandes ? 500 kcal supplémentaires. Soirée télé-grignotage ? Même chose.

Et ça marche aussi dans l’autre sens: vous habitez au prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur ? 500 kcal en moins par semaine. Vous courez le dimanche ? Idem. Vous rentrez à pied plutôt qu’en bus ? Etc.

Attention, mon but ici n’est pas que vous vous enfermiez chez vous à faire de la corde a sauter et à manger uniquement du riz ! Il s’agit juste d’un conseil simple si vous souhaitez contrôler votre poids: Sans vous prendre la tête, faites attention à vos habitudes, et changez les au besoin. On peut aussi passer un bon moment entre amis en buvant de la badoit (sinon, changez d’amis).

Et enfin une dernière chose: Après avoir changé vos habitudes, quand vous aurez effectivement minci… Et bien gardez les.

Mais enfin t’as vu comment on mange ? Partie 1: Pourquoi Activia ne sert à rien

Intéressons nous aujourd’hui aux bénéfices santés de ce truc :


Pour vous chers lecteurs, je suis allé me taper l’intégrale des Publications Activia données par Danone. Il s’agit de l’intégralité des recherches prouvant l’utilité d’Activia.

> 17 publications d’études cliniques, incluant 7 études sur la survie de la souche et 10 sur le bénéfices* (6 études portent sur le transit et 4 sur le confort digestif)

*[Les fautes d'orthographe sont d'origine]
17 études indiquent donc que Activia c’est bon pour la santé ? C’est assez limite, comme quantité d’études, mais admettons. Ah, pardon, seulement 10 admettent un intérêt quelconque au consommateur, 7 sont juste là pour prouver que la bactérie se retrouve dans une certaine proportion à l’intérieur de votre corps (C’est à dire qu’elle n’a pas été entièrement flinguée par vos sucs gastriques). Je doute que ceci soit un argument santé, ni que cela prouve une fonctionnalité quelconque. Si je mange une cuillère en plastique, j’ai beau savoir qu’elle se retrouvera dans mon estomac, je pense pas être en meilleur santé pour autant.

Je vous invite si vous le désirez à aller vous-même voir la page des publications, mais je crois qu’ils savent pas trop compter chez Danone et qu’ils ont mal lus certaines études. Par exemple, l’étude suivante est classée dans “Etudes prouvant la survie de la souche” alors que le sujet est totalement différent.

Lien: http://www.ingentaconnect.com/content/bsc/jam/2008/00000104/00000002/art00029

Cet article me plait particulièrement, bien que j’étais déjà au courant de sa conclusion : Il prouve en effet que consommer des yaourts aide à mieux… digérer les produits laitiers. Ce fait est d’ailleurs assez connu des nutritionnistes… Mais j’aimerais bien savoir en quoi il s’agit d’un avantage santé. Si l’on résume, cette étude prouve que manger des activias, c’est bien, parce que ça permet de manger plus d’activia, ce qui est bien, car les activias aident à manger plus d’activia, ce qui est bien car [etc...]

Je passe sur les 6 autres articles prouvant la survie de la bactérie dans le corps (Puisque cela n’est pas considéré comme un avantage santé). Il nous reste 11 études (Total 11+7 = 18 études et non pas 17 mais bon, je l’ai dit, ils ne savent pas compter).

Sur 11 études, 10 prouvent exactement la même chose: La consommation quotidienne d’au moins 1 activia par jour pendant plusieurs semaines aide à lutter contre la constipation. Là encore, je vous invite à vérifier par vous-mêmes.

A-t-on vraiment dépensé des années de recherche et des millions en publicités pour ça ? Je songe à sortir ma propre marque de super-Activia. Je le vendrais plus cher dans les supermarchés et je martèlerais la télévision de publicités. Je l’appellerais…

LE PRUNEAU

Je défie tout laitage d’être aussi puissant pour l’accélération de votre transit que quelques pruneaux. Si l’on définit la dé-constipation comme un argument de santé, j’ai une excellente nouvelle : Les fruits et les légumes frais ont ces vertus. Donc… Activia peut vous aider dans la mesure ou vous ne mangez aucun fruits et légumes frais… à ne pas trop souffrir de constipation parce que vous avez mangé de la merde. Sauf que si vous ne mangez aucun fruits et légumes frais, les conséquences sur votre santé sont bien plus graves que quelques problèmes de constipation. Le seul interêt d’Activia est donc de vous aider à manger mal. Au final, leur publicité n’est peut-être pas si malhonnête que ça (Mais t’as vu comment on mange ?).

Fort de ces informations, si je devais illustrer l’intérêt d’Activia pour la santé d’un consommateur en assez mauvaise santé pour en avoir besoin, je choisirais cette image:

Ca devrait faire l’affaire

Il nous reste donc une étude dont le sujet n’est pas la déconstipation. Il s’agit de la seule étude prouvant qu’activia “améliore le confort intestinal”.

Lien : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1751-2980.2008.00366.x/abstract

Cet article est une blague. N’importe qui avec quelques années de science derrière lui peut flairer l’arnaque ici : dans une étude scientifique sérieuse, et spécialement en nutrition, et SPÉCIALEMENT quand le critère jugé est d’ordre qualitatif et jugé par le patient, on utilise des groupes de contrôles avec placebos.

La raison en est la suivante: imaginez que vous meniez une étude scientifique sur 300 personnes. Vous les divisez en trois groupes de 100 personnes. Le premier devra consommer un pot de yaourt tout les jours; censé améliorer le transit. Le deuxième en consommera deux. Le troisième ne changera rien. Aux trois groupes vous demandez de continuer leurs habitudes alimentaires régulières. Tout le monde rentre chez soi. Après quelques semaines, vous demandez à chaque personne d’évaluer si le transit passe mieux, a l’aide de fiches d’évaluations.

Les résultats sont les suivants: Le premier groupe note une amélioration. Le deuxième groupe note exactement la même amélioration. Le troisième groupe, groupe de contrôle, n’a ressenti aucun changement. Quelles conclusions peut-on scientifiquement en tirer ?

Absolument aucunes.

En effet, quelle est la probabilité que des gens dans le groupe de contrôle vous répondent qu’il y a effectivement une amélioration ? Alors qu’il leur a été demandé de ne rien changer à leurs habitudes alimentaires ? Pourquoi y aurait-il une amélioration ? Ce qui amène a la question: Pourquoi a-t-on formé un groupe de contrôle, si l’on ne leur a pas administré un équivalent non actif du produit ? Ce groupe de contrôle a-t-il comme seul intérêt de faire bien sur le papier ? Il est donc impossible de comparer les résultats entre les groupes 1 et 2, et le groupe de contrôle.

La seule information qu’aurait pu prouver cette étude aurait été que deux yaourts améliorent PLUS le confort qu’un seul. Hors, pas de chance, l’étude démontre justement le contraire. Et comme le groupe de contrôle n’est pas valide, il n’y a aucun moyen d’évaluer s’il y a effectivement eu une amélioration, ou si l’on a affaire à un bon vieux effet placebo, qui est pourtant prit en compte dans n’importe quelle étude scientifique digne de ce nom.

On n’a également aucun moyen de prouver que l’amélioration du confort digestif est effectivement dû aux probiotiques, ou si il s’agit de la simple conséquence d’une diarrhée modérée causée par la caséine du yaourt. Encore une fois, on n’a aucun moyen de savoir si un autre yaourt sans probiotiques aurait fonctionné, ou si des pruneaux n’auraient pas encore mieux fonctionnés.

Cette étude supposée mettre en avant le bénéfice des probiotiques présents dans Activia est donc une vaste arnaque. Mais les chercheurs le savaient eux-même, quand dans la conclusion de l’étude on peut lire:

Findings of this trial show that fermented milk containing a specific probiotic  strain may improve digestive comfort in a general population when consumed in real-life conditions. Future double-blind, randomized, controlled studies are required to confirm the beneficial effects observed in the present study

D’autres études (Randomisées en double-aveugle) sont nécessaires pour confirmer les effets bénéfiques observés ici. Sauf que vu la façon dont Danone met en avant cette étude, ils n’ont pas dut bien lire cette phrase ! Et oui, une étude pour confirmer ceci devrait être en double-aveugle, car il s’agit justement d’une technique d’étude dont l’objectif est d’annuler les effets placebos. Les scientifiques reconnaissent eux-mêmes l’énorme faille de l’article. Dommage que cela n’empêche pas Danone de faire sa promotion.

Et enfin, la cerise sur le gâteau:

This study was supported by a grant from Danone.

Cette étude a été payée grâce à une bourse de Danone


Sans déconner ?

Voila, vous avez résumé dans cet article toute la littérature scientifique en faveur d’activia. Et comme vous l’avez deviné, je prépare déjà un article sur ses effets néfastes… Affaire à suivre.

En attendant je vous quitte sur un conseil santé:

D’ici là, moi je vais regarder des pubs pour des yaourts, c’est ce qui me fait bien chier.

(1) Extrait de l’étude: A group of 70 formed a control group. After a screening visit to check their medical history and inclusion/exclusion criteria, eligible volunteers were randomized into one of the three groups: the 1-pot group consuming one pot of test FM daily for 14 days; the 2-pot group consuming two pots of test FM daily for 14 days; and the control group continuing with their normal diet without intervention. All were encouraged to maintain all other aspects of their dietary and physical exercise habits

Mais enfin t’as vu comment on mange ? Introduction: Danone et la loi

Il y a énormément de propagandes à débusquer du coté du monde des produits laitiers. Autant commencer par le début ! Prenons une marque qui nous martèle de publicités depuis des années.

Je commence un dossier intitulé “Mais enfin t’as vu comment on mange ?” dont le but est d’expliquer les mensonges de Danone à propos de leurs produits. Il faut savoir que Danone possède d’excellentes équipes Recherche et Développement, ce qui devrait leur permettre de prouver rapidement si un produit est bon ou pas pour la santé. Et quand, comme ici, on cherche longtemps et qu’on ne trouve pas, on fait appel aux équipes Marketing, qui transforment l’eau en vin.

Petit historique législatif

2005: “Bio” de Danone devient “Activia”

Danone aime prendre des libertés avec la loi. Pour rappel, Activia s’appelait Bio avant d’être obligés de changer de nom. Appeler “BIO” un yaourt qui n’a RIEN de biologique, au moment ou le biologique devient tendance : Erreur stupide ou stratégie calculée ?  Avec tout les avocats qui travaillent chez Danone, comment ont-ils pu rater cette loi vieille de 15 ans sur l’étiquetage des produits biologiques, qui empêche évidemment de prendre de telles libertés ? Ou alors, ont-ils assumé le risque, pour mieux imposer leur produit avant de changer le nom quand ils y seront contraints, tout en gardant leurs consommateurs déjà fidélisés ?

C’est exactement ce qu’il s’est passé, et ce qui peut porter à croire que l’erreur était calculée… Il faut savoir que dans l’industrie alimentaire, fidéliser le client c’est toucher le jackpot. Il s’agit du but ultime de tout produit, car c’est la stratégie de vente la plus profitable.

2010: Forcés par la loi, Danone retire ses allégations nutritionnelles.

De la même façon, vous connaissez tous les publicités Activia. Matraqués en plusieurs langues dans de nombreux pays, notamment en France, clamant des bénéfices santé.

Il se trouve que Danone s’est enfin mis en conformité avec la loi en ce qui concerne les allégations des “bénéfices santés des probiotiques”. La nouvelle loi (Loi 2006 sur les allégations mais amendée en 2007 et qui met 3 ans à se mettre en place) les empêche en effet de communiquer sur les probiotiques de leurs yaourts, qui nont jamais étés reconnus bénéfiques pour la santé par l’organisation européenne faisant force de loi dans le domaine alimentaire  (EFSA). Un dossier avait été déposé, mais retiré en 2009 par manque de preuves.

Au moment même ou le groupe se mettait en conformité avec la nouvelle loi, ils ont lancés une nouvelle campagne de publicités Activia/Actimel encore plus vaste que d’habitude, exactement similaires aux précédentes mais là on ne disait plus que ces produits étaient bons pour la santé, on le sous-entendait. Ce qui, après plusieurs années de matraquage publicitaire, revient au même dans le cerveau du consommateur… Personne n’a remarqué la différence.

Mais c’est quoi les probiotiques ?

Notre système digestif est rempli de bactéries nous assurant protection contre les maladies et bonne assimilation des aliments. Si notre organisme n’était pas chargé de cette flore intestinale, la moindre bactérie pathogène extérieure y trouverait refuge facilement. Il y a pour environ 1,5 kilos de bactéries dans votre système digestif, ce qui représente un nombre de bactéries dix fois supérieur au nombre de cellules de votre corps.

La flore intestinale n’est pas constante, elle évolue en fonction de ce que vous faites, de ce que vous mangez, en bref elle s’adapte. Et en même temps elle garde une certaine stabilité, ce qui vous assure une bonne santé.

Un probiotique est une variété de micro-organisme qui, ingéré, est censé apporter des bénéfices à la santé en s’installant dans notre système digestif.

Déjà, j’y vois un certain problème. Il s’agit ici de prendre une flore intestinale naturelle, qui s’est développée avec vous, et de la remplacer par une bactérie que Danone a déclarée bonne pour la santé (le célèbre Bifidus, ou Bifidobactérium animalis). On peut être inquiets au concept même du produit.

Purement à titre d’exemple, un article a fait le buzz récemment en faisant remarquer que les probiotiques utilisés pour ces yaourts sont les mêmes que ceux utilisés pour engraisser les animaux de ferme. Je vous invite à lire cet article, puis à lui jeter la première pierre, car c’est un article de très mauvaise qualité et au contenu plus que douteux, même s’il m’a permis de constater que les chercheurs se posent effectivement la question sur un lien obésité/probiotiques.

Les prochains articles de ce dossier “Mais enfin t’as vu comment on mange ?” seront consacrés à une revue de la littérature disponible sur Activia et Actimel. Dans un premier temps, je ferais la critique des articles pro-probiotiques communiqués par Danone, puis dans un second temps celle des articles anti-probiotiques.

D’ici là, et comme le disait Chirac, “Mangez des pommes !”.

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