Dossier : Alimentation optimale. Partie 1 : Le réel danger des mauvais aliments.

Dossier : Alimentation optimale.

Partie 1 : Le réel danger des mauvais aliments.

Après une longue absence, voici une série d’articles dans le cadre d’un vaste dossier sur un sujet m’intéressant particulièrement : l’alimentation optimale. Existe-t-il une façon de s’alimenter « parfaite » ? Quelles sont les limites d’une telle alimentation ? Quelle sont les possibilités ? Et pour commencer, quelles sont les conséquences d’une alimentation imparfaite ? Quelles sont les risques réels de la consommation modérée de mauvais aliments ?

Au risque de dérouter mes lecteurs, les prochains articles vont prendre une direction inhabituelle. Nous allons soulever plusieurs questions, dont beaucoup resteront sans réponse.  Nous aurons au moins le mérite de lutter contre quelques idées reçues, et je ne doute pas que vous et moi n’apprenions des choses intéressantes au fur et à mesure…

Et pour commencer, un article qui va traiter de l’alimentation non-optimale, en relativisant le réel danger des « mauvais aliments » sur notre santé.

Si les idées qui suivent vous choquent au-delà du raisonnable, je vous invite à lire d’abord l’article en entier, puis seulement à débattre en commentaires.

Dans un souci de simplification, on utilisera les termes-raccourcis suivants :

– « Bons aliments » : aliments généralement reconnus comme étant sains à la consommation, et ce même en consommation régulière.

Exemples : Fruits, légumes, céréales non transformées, aliments végétaux non transformés, etc.

– « Mauvais aliments » : aliments généralement reconnus mauvais pour la santé, si consommés en quantités trop importantes et/ou trop régulièrement.

Exemples : Viande rouge, Sodas, Graisses végétales hydrogénées (« transformées »), nourriture généralement vendue en fast-food, alcools, etc.

Sans plus d’introduction, commençons notre réflexion.

1/ Remettre les produits « Bons pour la santé» et
« Mauvais pour la santé» en perspective.

Je réalise que beaucoup de mes lecteurs sont adeptes d’une alimentation « naturelle » – Je le suis aussi, sur une base quotidienne. Pour ma santé, une alimentation basée sur les fruits et légumes, quelques féculents, quelques légumineuses, me semble le meilleur choix. Et bien qu’étant végétalien strict (1), avec les connaissances dont je dispose aujourd’hui, je dois reconnaitre qu’une consommation Modérée de produits animaux et/ou de produits « hautement transformés » ne pose aucun problème (2). Les « flexitariens » qui soignent leur alimentation sont en excellente santé. La consommation d’à peu près n’importe quoi en modéré ne posera aucun problème, voir pourrait même être bénéfique pour la santé.

À titre d’exemple, l’alcool. Cet article du Times (http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,2017200,00.html) rapporte un paradoxe bien connu des nutritionnistes : les buveurs modérés (1-3 verres/jour) vivent plus longtemps que les non-buveurs. Pourtant, les effets négatifs de l’alcool pour la santé sont bien connus. Alors, peut-on dire que l’alcool est bon pour la santé ? Non, l’alcool est littéralement un poison pour l’organisme (3). Mais c’est également un excellent anxiolytique et un très bon lubrifiant social. Les bénéfices psychologiques que l’on peut retirer d’une consommation modérée d’alcool dépassent de loin ses effets négatifs pour la santé.

« Seule la dose fait le poison » disait Paracelse. On pourrait reformuler en : « Certains poisons, dans certaines circonstances, sont bons pour la santé ».

2/ Le vrai danger des aliments « Mauvais pour la santé ».  

On observe ainsi que les avantages d’un « mauvais aliment », à une certaine dose et dans un certain contexte, peuvent dépasser les inconvénients. Le corps humain et le contexte dans lequel il évolue joue une part trop prépondérante : Voltaire disait « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé », et au fond il avait bien raison.

Evidemment, avec cette réflexion, on peut justifier la consommation d’à peu-près n’importe quel aliment ou drogue (4). Quand on me dit qu’une consommation occasionnelle et restreinte de « mauvais aliments » ne pose aucun problème, je fais remarquer qu’une consommation occasionnelle et restreinte de cocaïne n’est pas plus dangereuse, d’un point de vue biologique. De là à dire que la cocaïne est un aliment sain à consommer tous les lundis matin dans le cadre d’un petit déjeuner  équilibré, il y a un fossé qu’on n’a pas encore franchi.  

Là, vous vous en doutez, je fais une référence aux produits hyper-sucrés principalement destiné aux enfants, souvent labellisés  « Sains dans le cadre d’un petit déjeuner équilibré ». Comme on vient de l’expliquer, ce slogan ne veut évidemment rien dire. N’importe quel « mauvais aliment » est sain dans le cadre d’un régime équilibré, et ces produits sont d’excellents exemples de « mauvais aliments ». Pire : une étude indique que « Le sucre est plus addictif que la cocaïne »  – sans aller jusqu’à confirmer complètement cette conclusion, je vous invite à jeter un œil à l’étude en question, puis à vous poser la question de ce que vous donnez à manger à vos enfants « pour leur faire plaisir ». Lien : http://www.plosone.org/article/fetchArticle.action?articleURI=info:doi/10.1371/journal.pone.0000698

3/ Conclusion : Aliments « Mauvais pour la santé ». Dangereux ?

Cela semble aberrant, et pourtant tout pointe dans cette direction : les dangers réels d’une mauvaise alimentation sont comparables aux dangers de la drogue. Avec une consommation très contrôlée, les dommages sont négligeables. Le danger réel réside dans la consommation répétée et régulière, que ce soit pour des raisons d’accoutumance, de tolérance, ou tout simplement d’habitude. C’est pour cette raison que la plupart des drogues sont illégales : la société estime qu’elles sont trop dangereuses pour être vendues librement, trop de consommateurs risquent de tomber dans l’abus.

Et il est possible de voir là l’avantage (le seul ?) d’un régime végétalien par rapport à un régime flexitarien (consommant des produits animaux en quantités raisonnables). Le flexitarien s’autorisant de la viande devra contrôler sa consommation en permanence, sous peine de tomber dans l’abus. Le végétalien n’a pas à contrôler sa consommation, puisqu’il la supprime complètement. L’abstinence est encore le moyen le plus sûr de ne jamais avoir de problèmes avec les drogues… ou les mauvais aliments.
Je tiens à rappeler encore une fois, qu’en tant que végétalien, je suis le premier fâché par le fait qu’une alimentation végétalienne ne soit pas forcément meilleure pour la santé qu’une alimentation flexitarienne (en dehors de ce que je viens d’expliquer) , mais je tiens ce blog pour exposer des vérités, par pour les tordre à mes convictions.

D’autres questions valent la peine d’être posées. Le gouvernement devrait-il interdire les boissons sucrées, sachant qu’elles nuisent effectivement à la santé de consommateurs développant une addiction sévère au sucre (5) ?

Je vous laisse réfléchir là-dessus. La prochaine réflexion de ce dossier portera sur le terme d’ « alimentation naturelle » et posera la question de savoir s’il s’agit réellement de la meilleure façon de s’alimenter. La réponse pourrait vous surprendre.

 __________________________________________________________________________________

Notes de bas de page, à lire pour une compréhension complète de l’article

(1) Principalement pour raisons éthiques (Respect de la vie animale/Respect de l’environnement). La santé passe après. Et également les bénéfices sur la vie sexuelle (Vous avez une idée du nombre de végétariennes là-dehors qui cherchent un mec végétarien ?).   

(2) Je suis le premier à le regretter, mais je dois le reconnaitre : je n’ai encore jamais trouvé de publication démontrant qu’une suppression totale des produits animaux dans l’alimentation humaine était préférable à une consommation modérée. Par modérée, j’entends « Quelques fois par semaine », soit moins de 15% de la ration calorique totale. Attention ! Vulgairement parlant, je sors ce chiffre de mon cul, en me basant sur les quantités habituellement utilisés dans les études nutritionnelles sur les rats, et sur les habitudes alimentaires usuelles. Il est quasi-impossible d’évaluer ce chiffre de manière précise : Tous les modes de vie, tous les métabolismes, tous les produits animaux ou transformés ne se valent pas. Ne retenez donc aucunement cette valeur comme un fait scientifique, et faites appel au bon sens !

(3) Ici, le terme « Alcool » est utilisé au sens de la molécule d’alcool (éthanol), à distinguer du terme « Alcool » comme raccourci pour « Boisson alcoolisée ». Il existe bien sûr quelques vertus nutritionnelles positives aux boissons alcoolisées, comme les polyphénols du vin ou les antioxydants de la bière. Mais les études montrant un bénéfice à la consommation d’alcool en général, y compris en alcools forts plus pauvres en molécules d’intérêts, il est permis de penser que les bénéfices des boissons alcoolisées en général sont avant tout d’ordre psychologique, puis seulement d’ordre nutritionnel. 

(4) Drogue douce ou drogue dure : la distinction entre les deux est en réalité purement culturelle. Le livre de Yasmina Salmandjee, « Les drogues, Tout savoir sur leurs effets, leurs risques et la législation », définit les « drogues dures » comme « à même de provoquer une dépendance psychique et physique forte ». C’est une définition fausse, voir malhonnête : le tabac et l’alcool sont plus addictifs que l’écrasante majorité des drogues dures. Ils sont également souvent plus toxiques (Cf. rapport Roques (1998)).
Le terme de drogue « douce » signifie donc en réalité « drogue culturellement acceptable » (Tabac, Alcool, et plus récemment, Marijuana). Il ne qualifie en rien le produit de « moins dangereux ».
Il semble que les conséquences graves des drogues dures soient dues avant tout à la société et à la culture.
Pour plus d’infos :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Drogue#Opposition_drogues_douces_et_dures
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/63/Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.svg/500px-Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.svg.png
Pour approfondir encore le sujet : le blog d’une toxicomane qui décris les effets sociaux néfastes de la toxicophobie comme dépassant de loin les effets biologiques néfastes de la  toxicomanie : http://melange-instable.blogspot.fr/2013/02/drogues-et-toxicomanies-et-si-le-vrai.html  –> Salomée si tu me lis : je suis fan de ton blog, qui a brisé énormément de mes idées reçues.
Attention, je le précise au cas où ce ne soit pas clair : le fait que je remette à leur place quelques mythes et idées reçues sur les drogues « dures » ou « douces » ne signifie aucunement que j’encourage leur usage.

(5) Oui, la dépendance au sucre existe réellement :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_au_sucre
« De plus en plus d’études suggèrent que sous certaines conditions, la consommation d’aliments ou boissons sucrés peut créer des symptômes proches d’une addiction »

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33 réflexions sur “Dossier : Alimentation optimale. Partie 1 : Le réel danger des mauvais aliments.

  1. Cet article, je l’aime.

  2. Zaratan dit :

    Une bonne réflexion. Même si au final elle similaire à celle qu’on beaucoup, elle a le mérite de linker pas mal de liens sympa.

  3. Jerémy dit :

    Ouais, c’est vrai, la réflexion est assez banale. Ceci dit, je vois que la viande rouge est classée en tant que « mauvais aliment » si elle est consommée trop régulièrement.

    Hum, je constate que tu es végétaliens et que tu fais des recherches sur le sujet. D’ailleurs on a déjà eu l’occasion de bavarder au détour d’un de tes articles. Bref, il se trouve que j’ai écrit un article synthétique des plus grandes études scientifiques qui ont essayé de calculer les risques de morts, ou de développer un cancer en fonction de la consommation de viande rouge, blanche, industriel ou non.

    J’ai appelé cet article: « les mangeurs de viandes sont-ils condamnés au cancer ? » et je te propose le lien pour une lecture:

    http://www.dur-a-avaler.com/mangeurs-viande-rouge-condamnes-cancers/

    Du coup, pour résumer mes recherches, hé bien c’est pas gagné. Soit les études sont biaisées en faveur des végétariens avec des conflits d’intérêts chez les auteurs, soit les résultats ne sont même pas significatifs ou si peu, voire attestent d’une protection supérieure pour les mangeurs de viande comparé aux végétariens.

    L’article synthétise 13 études, et je ne pourrais même pas conclure sur l’innocuité de la viande ou pas. Ceci dit, la viande aujourd’hui est principalement industrielle, alors certes, la qualité est moindre et les abus ou excès sont légions. Mais au regard de notre passé évolutif, les hommes préhistoriques pouvaient manger des quantités impressionnantes de viandes, parfois même que ça (80% du régime alimentaire) sans pour autant être malade.

    Alors oui, tu me diras: ils faisaient du sport, l’environnement était sain, la viande c’était du gibier gras et bien frais, et, et ,et. Oui, mais du coup, est-ce qu’aujourd’hui on peut accuser la viande (rouge ou jaune, peu importe ?). N’y-a-t’il un conflit éthique derrière ce refus de manger de la viande ?

    Je suis en plein débat végé écolo contre omni indsutriel alors bon.

    • L’argument est très facilement retournable. En tant qu’omnivore, n’as tu pas conflit éthique derrière la défense de la viande ? Ces scientifiques « biaisés » sont-ils biaisés car végétariens ? Mais alors, tout les autres scientifiques (grande majorité d’omnivores) sont biaisés en faveur de la consommation de viande ? Cependant je vais lire ton article en entier et je ferais une réponse plus appropriée.

      Enfin, si je trouve des arguments sérieux démontrant qu’il n’existe aucun lien entre la consommation de graisses animales et la proéminence des maladies cardio-vasculaires, je veux bien imprimer mon blog sur papier et le manger en entier.

      • Lucie dit :

        On préfèrerait que tu manges la version électronique. Ce serait plus rigolo 🙂

        Sur le biais des scientifiques, on a aussi reproché aux féministes d’être de parti pris parce que femmes, etc. C’est marrant comme l’homme blanc hétéro omnivore est « neutre ».

  4. Jerémy dit :

    Pas faux l’idée de biais en faveur des mangeurs de viande. Mais pas réellement vrai non plus car l’état « manger de la viande » est l’état normal, naturel de l’Homme. Il est donc difficile d’admettre que les scientifiques qui « mangent de la viande » soient en conflit d’intérêt.

    Car dès lors que je parle d’une situation de conflit d’intérêt, oui, tu as raison, les auteurs font partie de grande société végétarienne ou dirigent même des grandes études sur des populations végétariennes (religieuses entre autre).

    Après, si des scientifiques « pro-viandes » sont payés par l’industrie du rumsteack, alors là, l’étude n’est pas vraiment recevable. d’ailleurs tu pourras lire un exemple d’une étude biaisée en faveur de la viande car payée par l’industrie de la viande elle-même.

    • l'elfe dit :

      Manger de la viande n’est pas plus « naturel pour l’homme » que de jouer au bowling… Manger de la viande est « l’état normal » CULTUREL pour l’homme que tu es, et non pas pour toutes les personnes vivant sur cette planète. Et vu que manger de la viande est globalement accepté par la majorité des personnes occidentales et considéré par défaut comme « Normal, Naturel, Nécessaire » (les fameux 3 N) il est très prévisible que les scientifiques, par défauts, essayent de justifier ce choix. Car oui c’est un CHOIX, même s’il est influencé par la culture (comme tous les choix), ça reste un choix, on peut décider de tuer des animaux pour les manger, ou de ne pas le faire. De plus, c’est un choix qu’il convient de justifier dans la société occidentale puisque c’est une société dans laquelle l’abondance de nourritures variées permettrait d’éviter facilement de tuer des animaux pour se nourrir. A titre de comparaison, des inuits par exemple n’auraient pas besoin de justifier leur consommation de viande étant donné que s’ils ne mangent pas de viande ils meurent. Il y a un dilemne éthique dans la société occidentale car les animaux que nous tuons nous n’avons pas besoin de les tuer.

      Pour revenir aux biais, il n’y a même pas 2% de végétariens en France donc parler d’un biais en faveur du végétarisme est absurde. De plus, pour avoir bossé dans l’industrie des produits animaux, hé bien oui, l’agro-alimentaire finance la grande majorité des études (qui d’autre financerait ça? l’Etat? haha…).

  5. Alderanan dit :

    Bonjour Jerémy,
    « manger de la viande est l’état normal, naturel de l’homme ».
    Deux choses choques mon tout petit esprit scientifique dans cette phrase :
    – La norme c’est ce que le plus grand nombre fait. Donc, dans une société ou le plus grand nombre se déplace à cloche pied, marcher n’est pas normal, mais cela n’en est pas moins plus pratique et facile. Si on reste sur cette définition de la « norme », manger de la viande n’est pas normal vu que sur 7 milliards d’humain sur cette planète plus de la moitié n’en mange pas. D’ailleurs, si tu n’es pas chinois, tu n’es pas non plus normal.
    J’aurai donc tendance a éviter d’utiliser dans un débat qui se veut constructif, l’utilisation d’expression du genre « c’est normal ».
    – La nature… Comment définis tu « la nature »? Qu’est ce qui est « naturel » et qu’est ce qui ne l’est pas? Le problème de la notion de « c’est naturel », c’est que si l’on regarde les comportements des autres animaux et végétaux (voir minéraux) tout peut être considéré comme « naturel ».

    Voila mon petit point qui, sans vouloir le faire de manière volontaire, rend ton « Pas faux l’idée de biais en faveur des mangeurs de viande. Mais pas réellement vrai non plus » totalement sans fondement.

    Alderanan

  6. voicivenuslesbbpp dit :

    J’ai pas le temps de mieux parlé de l’article, il était chouette, et remettais bien en place les bases, j’attends la suite avec une impatience proportionnelle à l’expectance qu’ont pu créer tes « vacances » :p

    Je voulais juste dire que les notes de bas de page c’est pas trop pratique sur un blog, je trouve. C’est pas possible de faire en sorte qu’on puisse cliquer sur le numéro pour arriver directement à la note correspondante et vice-versa ? C’est pas Madame Paresse qui s’exprime hein, mais vraiment, je trouve ça pas trop bien pratique ^^

  7. Jerémy dit :

    Manger de la viande n’est pas un fait culturel ! L’excès de viande, oui ! L’Homme mange de la viande depuis la nuit des temps, depuis au moins 7 millions d’années et jusqu’à 80 % du régime alimentaire pour certaines périodes !

    Alors désolé, la viande dans un régime alimentaire est aussi normale et naturelle que des fruits, des légumes, des noix et même du poissons ! Après, il y a peut-être des différences CULTURELLES mais c’est localiées. Moi je parle à l’échelle planétaire évidemment.

    L’agroalimentaire ne finance pas toutes les études… forte heureusement pour la science. bien sûr que l’état, via nos impots, paye des études ! L’école de nutrition de Harvard publie des études indépendantes (ou presque, car quelques auteurs sont en conflits d’intérêts) financées par les pouvoirs publics !

    Le fait de parler des 2% de végétariens en France ne supporte d’aucune manière une absence de biais pour les végétariens… C’est du non sens. Car ce sont les scientifiques qui font les études et pas la population, et malheureusement, on note beaucoup plus que 2 petit pourcents d’auteurs membres de sociétés végétariennes !

    Alderanan, ton commentaire est intéressant, les comparaisons inédites… mais bon. Moi je parle de norme à la lumière de l’évolution et d’après les preuves scientifiques évolutionnistes, anthropologiques et comportementales. Oui, l’Homme mange de la viande, de manière naturelle, sans problème et depuis, mais là je me répète, la nuit des temps.

    Le fait est qu’aujourd’hui il y a des problèmes au niveau de la production de cette viande ne remet pas en cause le fait qu’on mange de la viande à l’état naturel, et j’insiste la dessus. Après, les problèmes éthiques ou écologiques, c’est une autre affaire qui n’a rien à voir avec la nutrition humaine, mais alors, rien à voir !

    • voicivenuslesbbpp dit :

      Aaahhh… l’argument de l’homme des cavernes… 🙂

    • Lyly dit :

      80% de viande? C’est complètement le contraire. On étudie uniquement la chasse pour combler notre besoin d’être « fort ». Mais les végétaux ont de tout temps été notre principale source de nourriture avec un peu de charogne, très loin des scènes de chasse épiques régulières de mammouth dans lesquelles se complait notre imaginaire collectif. Les néandertaliens avaient même plutôt des mâchoires de végétariens, quand l’homosapiens sapiens a deux canines un peu saillantes….

  8. Jerémy dit :

    Ah oui c’est vrai, c’est l’argument bateau popularisé par insolente véggie ! Zut.

    • voicivenuslesbbpp dit :

      Je n’ai pas eu besoin d’I.V pour m’entendre dire ce genre d’arguments mais bien essayé 😉 (oui nous élevons le débat à un niveau incroyable hein ^^)

  9. djeremai dit :

    Bon, pour la viande j’ai l’impression qu’on est d’accord. On va pouvoir disucter un peu des céréales classées dans les « bon aliments ».

    1. Qu’est-ce qu’une céréale non transformé pour l’auteur ?

    Du blé complet ? De l’avoine complète directement arrachée de sa culture pour être croqué à pleine de dent ?

    Sans parler de nos chers amis préhistoriques, notre génétique s’est bâti pendant des millions d’années sur la NON consommation de céréales, et encore moins quotidiennement. Vous n’êtes pas sans savoir que l’Homme ne consomme des céréales quotidiennement que depuis très peu de temps dans notre histoire, et la multiplication des maladies liées à l’excès sont une preuve flagrante de ce désordre… alimentiare.

    Je comprends que les végétariens et végétaliens placent les céréales en bonne position, car bon, faut bien manger quelque chose non ? (petite plaisanterie) Mais pourtant, les céréales, d’aujourd’hui, c’est comme la viande de boeufs qui sort tout droit des abattoirs … une belle daube !

    Et j’entend déjà le mot gluten… mais bon, le gluten c’est une pseudo arnaque, car il y a pire dans les céréales et surtout le blé: agglutinines et j’en passe.

    Alors, est-il raisonnable de placer les céréales, même non transformé, dans la catégorie « bon à manger tous les jours, et sans restriction ! » ?

    • Je suis relativement d’accord, les céréales ne sont pas une panacée. Apparemment les caries dentaires ont débutées chez l’humain avec la culture de céréales…
      Pour l' »argument paléo » mon prochain article abordera ce sujet (je vais pas détailler directement ici pourquoi je ne suis pas d’accord, mais pas d’inquiétude ça vient). Dire que la multiplication des maladies liées à l’excès sont une preuve que les céréales sont problématiques… bof bof.
      Les agglutinines sont problématiques, mais comparées aux soucis causés par les protéines laitières (bovines) c’est mineur.

      Après, tout n’est pas non plus à jeter – Personnellement, je réduis au maximum ma consommation de céréales, mais elles restent des produits corrects, comprenant quelques avantages santé. Jusqu’à dire, sans restriction, j’admets avoir tapé un peu fort.

      Mais ne tombons pas dans l’excès inverse : on peut dire que les fruits d’aujourd’hui sont merdiques comparés aux fruits préhistoriques (il resterais 1/80 ème quantité de micronutriments dans nos fruits actuels par rapport aux fruits préhistoriques… de mémoire, info à vérifier). Mais de là à dire que les fruits sont mauvais…

  10. IV dit :

    « Je n’ai encore jamais trouvé de publication démontrant qu’une suppression totale des produits animaux dans l’alimentation humaine était préférable à une consommation modérée. »

    D’après le rapport Campbell, une part même très faible de produits animaux est nocive:
    http://www.amazon.fr/Le-Rapport-Campbell-internationale-nutrition/dp/2896260382

    Pour ma par, je suis végétalienne pour les animaux, mais ça ne me dérange pas que ce soit bon pour la santé.

    • Vrai, mais si je me rappelle bien, le rapport extrapole sur des expériences allant jusqu’a une diminution de 10% de la ration calorique en protéines animales, mais pas une disparition complète, ce qui est un gros indicateur mais pas encore une grosse preuve.

  11. Clem dit :

     »Le flexitarien s’autorisant de la viande devra contrôler sa consommation en permanence, sous peine de tomber dans l’abus. Le végétalien n’a pas à contrôler sa consommation, puisqu’il la supprime complètement. L’abstinence est encore le moyen le plus sûr de ne jamais avoir de problèmes avec les drogues… ou les mauvais aliments. »

    Mais, de la même manière que votre réflexion sur l’alcool, l’abstinence totale prive d’une grande part de la condition humaine, qui est justement l’abus (et je prône des abus contrôlés et anecdotiques). Une vie entièrement modérée n’est pas, à mon sens, la définition d’une vie entière et pleinement profitée.

  12. Lyly dit :

    J’aurais une remarque concernant les 1-3 verres d’alcool bon pour la sante. Est-on sur que les autres facteurs de conditions de vie ont ete pris en compte? D’une maniere generale, cela concerne toutes les etudes alimentaires. Qui a les moyens et est socialement incite a boire du vin rouge? Les membres des categories socio-economiques supérieurs, ceux qui vivent 7 ans de plus que les ouvriers. Des pretendus scientifiques ont fait le meme genre de lien de cause a effet avec le theatre et l’opera concluant qu’y aller régulièrement augmentait l’espérance de vie!

  13. cyril dit :

    Bonjours par naturel vous entendez regime primitif? Type paleodiet etc..? Et j aimerai connaitre votre avis sur ce qu on entend ses derniers temps par les defenseurs de ces styles de vie qui pretendes que les céréales seraient un danger pour l homme etc avec index glicemique élevé qui transformerait notre foie en foie gras!

  14. capucine dit :

    Bonjour ! Je ne sais pas si tu écris encore pour ce blog. Merci déjà pour le boulot effectué et la pertinence des articles ! Une question: toutes les fiches doctissimo, les sites et forums de sportifs et en général la majorité de l’info en ligne sur l’alimentation dans le sport débordent d’injonctions à manger de la viande, des oeufs, des produits laitiers. C’est toujours les premiers et principaux conseils qu’on retrouve. Est-ce que c’est du bullshit complet? Je veux dire, on sait bien qu’il est possible d’être sportif et végétalien, mais est-ce que l’argument de la viande est un peu pertinent (même si remplaçable, la viande aiderait, favoriserait) ou totalement hors de propos (elle ne vaut pas mieux qu’autre chose)? En fait je cherche à faire du muscle, surtout pas à maigrir, avec la difficulté d’un métabolisme trop rapide (je ne prends pas assez de poids malgré les entrainements de boxe), est-ce que tu connais des sources à consulter pour les vegan? Est-ce qu’on peut devenir vraiment vraiment fit sans compléments alimentaires (ou corps frêle=fatalité?)? Merci beaucoup! Bonne continuation !

  15. Rah enfin un article complet…!

  16. tchiquitta dit :

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    Yours truly, Kyle Andrews

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    Camille Horn

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