Archives de Catégorie: Société

Pas de news ici… Mais des news ailleurs !

Rien de nouveau en ce qui concerne la nutrition pour le moment !

La raison est simple, je me réoriente progressivement dans l’espoir de trouver un métier mettant à profit mes compétences d’ingénieur SANS participer aux horreurs de l’industrie alimentaire.

Par contre mon deuxième blog rencontre un franc succès, et migre sur une plate-forme à part :

http://www.pimentduchaos.fr/

Je compte même y publier sur la nutrition dans le futur. Je préfère en effet publier sur un seul blog à la fois.

Au plaisir de vous y retrouver !

Dossier : Alimentation optimale. Partie 1 : Le réel danger des mauvais aliments.

Dossier : Alimentation optimale.

Partie 1 : Le réel danger des mauvais aliments.

Après une longue absence, voici une série d’articles dans le cadre d’un vaste dossier sur un sujet m’intéressant particulièrement : l’alimentation optimale. Existe-t-il une façon de s’alimenter « parfaite » ? Quelles sont les limites d’une telle alimentation ? Quelle sont les possibilités ? Et pour commencer, quelles sont les conséquences d’une alimentation imparfaite ? Quelles sont les risques réels de la consommation modérée de mauvais aliments ?

Au risque de dérouter mes lecteurs, les prochains articles vont prendre une direction inhabituelle. Nous allons soulever plusieurs questions, dont beaucoup resteront sans réponse.  Nous aurons au moins le mérite de lutter contre quelques idées reçues, et je ne doute pas que vous et moi n’apprenions des choses intéressantes au fur et à mesure…

Et pour commencer, un article qui va traiter de l’alimentation non-optimale, en relativisant le réel danger des « mauvais aliments » sur notre santé.

Si les idées qui suivent vous choquent au-delà du raisonnable, je vous invite à lire d’abord l’article en entier, puis seulement à débattre en commentaires.

Dans un souci de simplification, on utilisera les termes-raccourcis suivants :

– « Bons aliments » : aliments généralement reconnus comme étant sains à la consommation, et ce même en consommation régulière.

Exemples : Fruits, légumes, céréales non transformées, aliments végétaux non transformés, etc.

– « Mauvais aliments » : aliments généralement reconnus mauvais pour la santé, si consommés en quantités trop importantes et/ou trop régulièrement.

Exemples : Viande rouge, Sodas, Graisses végétales hydrogénées (« transformées »), nourriture généralement vendue en fast-food, alcools, etc.

Sans plus d’introduction, commençons notre réflexion.

1/ Remettre les produits « Bons pour la santé» et
« Mauvais pour la santé» en perspective.

Je réalise que beaucoup de mes lecteurs sont adeptes d’une alimentation « naturelle » – Je le suis aussi, sur une base quotidienne. Pour ma santé, une alimentation basée sur les fruits et légumes, quelques féculents, quelques légumineuses, me semble le meilleur choix. Et bien qu’étant végétalien strict (1), avec les connaissances dont je dispose aujourd’hui, je dois reconnaitre qu’une consommation Modérée de produits animaux et/ou de produits « hautement transformés » ne pose aucun problème (2). Les « flexitariens » qui soignent leur alimentation sont en excellente santé. La consommation d’à peu près n’importe quoi en modéré ne posera aucun problème, voir pourrait même être bénéfique pour la santé.

À titre d’exemple, l’alcool. Cet article du Times (http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,2017200,00.html) rapporte un paradoxe bien connu des nutritionnistes : les buveurs modérés (1-3 verres/jour) vivent plus longtemps que les non-buveurs. Pourtant, les effets négatifs de l’alcool pour la santé sont bien connus. Alors, peut-on dire que l’alcool est bon pour la santé ? Non, l’alcool est littéralement un poison pour l’organisme (3). Mais c’est également un excellent anxiolytique et un très bon lubrifiant social. Les bénéfices psychologiques que l’on peut retirer d’une consommation modérée d’alcool dépassent de loin ses effets négatifs pour la santé.

« Seule la dose fait le poison » disait Paracelse. On pourrait reformuler en : « Certains poisons, dans certaines circonstances, sont bons pour la santé ».

2/ Le vrai danger des aliments « Mauvais pour la santé ».  

On observe ainsi que les avantages d’un « mauvais aliment », à une certaine dose et dans un certain contexte, peuvent dépasser les inconvénients. Le corps humain et le contexte dans lequel il évolue joue une part trop prépondérante : Voltaire disait « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé », et au fond il avait bien raison.

Evidemment, avec cette réflexion, on peut justifier la consommation d’à peu-près n’importe quel aliment ou drogue (4). Quand on me dit qu’une consommation occasionnelle et restreinte de « mauvais aliments » ne pose aucun problème, je fais remarquer qu’une consommation occasionnelle et restreinte de cocaïne n’est pas plus dangereuse, d’un point de vue biologique. De là à dire que la cocaïne est un aliment sain à consommer tous les lundis matin dans le cadre d’un petit déjeuner  équilibré, il y a un fossé qu’on n’a pas encore franchi.  

Là, vous vous en doutez, je fais une référence aux produits hyper-sucrés principalement destiné aux enfants, souvent labellisés  « Sains dans le cadre d’un petit déjeuner équilibré ». Comme on vient de l’expliquer, ce slogan ne veut évidemment rien dire. N’importe quel « mauvais aliment » est sain dans le cadre d’un régime équilibré, et ces produits sont d’excellents exemples de « mauvais aliments ». Pire : une étude indique que « Le sucre est plus addictif que la cocaïne »  – sans aller jusqu’à confirmer complètement cette conclusion, je vous invite à jeter un œil à l’étude en question, puis à vous poser la question de ce que vous donnez à manger à vos enfants « pour leur faire plaisir ». Lien : http://www.plosone.org/article/fetchArticle.action?articleURI=info:doi/10.1371/journal.pone.0000698

3/ Conclusion : Aliments « Mauvais pour la santé ». Dangereux ?

Cela semble aberrant, et pourtant tout pointe dans cette direction : les dangers réels d’une mauvaise alimentation sont comparables aux dangers de la drogue. Avec une consommation très contrôlée, les dommages sont négligeables. Le danger réel réside dans la consommation répétée et régulière, que ce soit pour des raisons d’accoutumance, de tolérance, ou tout simplement d’habitude. C’est pour cette raison que la plupart des drogues sont illégales : la société estime qu’elles sont trop dangereuses pour être vendues librement, trop de consommateurs risquent de tomber dans l’abus.

Et il est possible de voir là l’avantage (le seul ?) d’un régime végétalien par rapport à un régime flexitarien (consommant des produits animaux en quantités raisonnables). Le flexitarien s’autorisant de la viande devra contrôler sa consommation en permanence, sous peine de tomber dans l’abus. Le végétalien n’a pas à contrôler sa consommation, puisqu’il la supprime complètement. L’abstinence est encore le moyen le plus sûr de ne jamais avoir de problèmes avec les drogues… ou les mauvais aliments.
Je tiens à rappeler encore une fois, qu’en tant que végétalien, je suis le premier fâché par le fait qu’une alimentation végétalienne ne soit pas forcément meilleure pour la santé qu’une alimentation flexitarienne (en dehors de ce que je viens d’expliquer) , mais je tiens ce blog pour exposer des vérités, par pour les tordre à mes convictions.

D’autres questions valent la peine d’être posées. Le gouvernement devrait-il interdire les boissons sucrées, sachant qu’elles nuisent effectivement à la santé de consommateurs développant une addiction sévère au sucre (5) ?

Je vous laisse réfléchir là-dessus. La prochaine réflexion de ce dossier portera sur le terme d’ « alimentation naturelle » et posera la question de savoir s’il s’agit réellement de la meilleure façon de s’alimenter. La réponse pourrait vous surprendre.

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Notes de bas de page, à lire pour une compréhension complète de l’article

(1) Principalement pour raisons éthiques (Respect de la vie animale/Respect de l’environnement). La santé passe après. Et également les bénéfices sur la vie sexuelle (Vous avez une idée du nombre de végétariennes là-dehors qui cherchent un mec végétarien ?).   

(2) Je suis le premier à le regretter, mais je dois le reconnaitre : je n’ai encore jamais trouvé de publication démontrant qu’une suppression totale des produits animaux dans l’alimentation humaine était préférable à une consommation modérée. Par modérée, j’entends « Quelques fois par semaine », soit moins de 15% de la ration calorique totale. Attention ! Vulgairement parlant, je sors ce chiffre de mon cul, en me basant sur les quantités habituellement utilisés dans les études nutritionnelles sur les rats, et sur les habitudes alimentaires usuelles. Il est quasi-impossible d’évaluer ce chiffre de manière précise : Tous les modes de vie, tous les métabolismes, tous les produits animaux ou transformés ne se valent pas. Ne retenez donc aucunement cette valeur comme un fait scientifique, et faites appel au bon sens !

(3) Ici, le terme « Alcool » est utilisé au sens de la molécule d’alcool (éthanol), à distinguer du terme « Alcool » comme raccourci pour « Boisson alcoolisée ». Il existe bien sûr quelques vertus nutritionnelles positives aux boissons alcoolisées, comme les polyphénols du vin ou les antioxydants de la bière. Mais les études montrant un bénéfice à la consommation d’alcool en général, y compris en alcools forts plus pauvres en molécules d’intérêts, il est permis de penser que les bénéfices des boissons alcoolisées en général sont avant tout d’ordre psychologique, puis seulement d’ordre nutritionnel. 

(4) Drogue douce ou drogue dure : la distinction entre les deux est en réalité purement culturelle. Le livre de Yasmina Salmandjee, « Les drogues, Tout savoir sur leurs effets, leurs risques et la législation », définit les « drogues dures » comme « à même de provoquer une dépendance psychique et physique forte ». C’est une définition fausse, voir malhonnête : le tabac et l’alcool sont plus addictifs que l’écrasante majorité des drogues dures. Ils sont également souvent plus toxiques (Cf. rapport Roques (1998)).
Le terme de drogue « douce » signifie donc en réalité « drogue culturellement acceptable » (Tabac, Alcool, et plus récemment, Marijuana). Il ne qualifie en rien le produit de « moins dangereux ».
Il semble que les conséquences graves des drogues dures soient dues avant tout à la société et à la culture.
Pour plus d’infos :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Drogue#Opposition_drogues_douces_et_dures
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/63/Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.svg/500px-Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.svg.png
Pour approfondir encore le sujet : le blog d’une toxicomane qui décris les effets sociaux néfastes de la toxicophobie comme dépassant de loin les effets biologiques néfastes de la  toxicomanie : http://melange-instable.blogspot.fr/2013/02/drogues-et-toxicomanies-et-si-le-vrai.html  –> Salomée si tu me lis : je suis fan de ton blog, qui a brisé énormément de mes idées reçues.
Attention, je le précise au cas où ce ne soit pas clair : le fait que je remette à leur place quelques mythes et idées reçues sur les drogues « dures » ou « douces » ne signifie aucunement que j’encourage leur usage.

(5) Oui, la dépendance au sucre existe réellement :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_au_sucre
« De plus en plus d’études suggèrent que sous certaines conditions, la consommation d’aliments ou boissons sucrés peut créer des symptômes proches d’une addiction »

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Réponse à l’article du 24/05/12 de Agoravox

Comme vous le voyez, je ne publie pas tout les jours – surtout en ce moment, occupé comme je suis à mon boulot dans le développement de nouveaux produits alimentaires. Je suis actuellement en pleine mission au Surinam, et pourtant j’ai réussi à trouver un ordinateur connecté à internet.

Parce que, d’une part, j’ai une addiction à Facebook, et d’autre part, je suis tombé sur cet article de Agoravox concernant le « Fromage synthétique »

Ah, Agoravox, le média citoyen… le latin pour « La voix du peuple » – Ici clairement traduisible par « La voix du beauf »

Alors je vais exposer ici tout ce qui ne va pas dans cet article. Je fais ça à ma pause déjeuner sur un ordinateur local, alors ne vous étonnez pas si je fais plus de fautes que d’habitude. Il y va aussi de la colère de devoir apprendre la vie à ceux qui parlent sans savoir.

1/ Utilisation du terme « Fromage synthétique » au lieu de « Faux fromage » ou « Fromage végétal » – Pour rappel, une matière synthètique a été synthétisée au niveau moléculaire. On parle de produits chimiques synthétiques, colorants synthétiques, etc. Ici, on a un « Faux fromage cuisiné ». Merci de ne pas mélanger les termes de manière clairement malhonnête.

2/

La Commission Européenne a autorisé l’emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l’étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va connaître le galactomannane et le carraghénane ?

Cher M. Beauf, vous ne pensez pas qu’il est nécessaire d’éduquer le consommateur à ce qu’il mange et à la lecture des étiquettes ? Vous exposez le galactomannane et LES carraghénanes (et non pas LE carraghénane, on dit DES algues et non pas UN algue) comme des numéro E-XXX bizarres. Une simple recherche wikipedia est-elle trop dure pour le consommateur ? Elle semble l’être pour vous.

3/ L’aspect nutritionnel. Et là je rentre dans le vif du sujet.

Le second appelé « Lygomme Tach Optimum » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d’un galactomannane (E 410,412, 417), d’un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d’arômes. S’il ne l’est pas pour les consommateurs, ce lygomme coûte 60 % de moins pour les industriels que l’autre fromage analogue (et 200 % de moins qu’un vrai fromage) ! En plus, Cargill se glorifie cyniquement de favoriser la santé du consommateur car son lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l’alimentation halal que kasher.

OUI ! On fait des pizzas avec un produit PLUS sain que le fromage. Vous avez un problème avec ça ? Comment pouvez vous appeller ceci du cynisme, quand le produit est moins cher et meilleur pour la santé ? Et ne venez pas me parler des méfaits de l’huile de palme. D’un point de vue écologique comme nutritionnel, l’huile de palme vaut bien mieux que le fromage et vous le sauriez si vous connaissiez votre sujet.

Vous justifiez la suprématie nutritionnelle du fromage grace au calcium :

Il est dangereux de tromper ainsi le consommateur car si selon les fabricants, il n’y a pas de lactose ni de graisse saturée, c’est cependant du « fromage » sans calcium. Quand on sait que le calcium est l’élément le plus abondant de l’organisme (le corps d’un adulte en contient plus d’un kilo, dont 98 % dans le squelette) et qu’il est nécessaire pour la bonne croissance osseuse des enfants et adolescents, il est clair que l’absorption de ce faux fromage n’apporte rien de bon pour la santé…

Avez vous lu la moindre étude épidémiologique de votre vie ? Ne savez-vous pas que notre société actuelle TRANSPIRE trop de calcium par les pores, mais que les problèmes osseux sont liés à la surconsommation de PRODUITS LAITIERS ET DONC DE FROMAGE ? Relisez ce que vous écrivez, rien de scientifique ici. Et même si notre société manquait de calcium, savez vous que la première cause de mortalité des pays occidentaux est dûe à la surconsommation de graisses saturées (et donc de FROMAGE ?)

Entre le ton général de l’article pilier-de-bistrot, non scientifique, mal renseigné, et défendant « La bonne bouffe française contre ces américains qui nous envahissent avec leurs produits chimiques » vous feriez bien de demander l’avis des experts et de la fermer avant de l’ouvrir.

Et ne venez pas me parler de l’importance de notre gastronomie française, si vous n’êtes pas foutus de différencier sur votre pizza, un fromage végétal d’un emmental.

EDIT : Comme on me le fais remarquer , je suis agressif et dur dans mes propos. C’est que j’ai écris cet article en colère : l’objet principal de ce blog est de lutter contre la désinformation et les mythes alimentaires, et nous avons un bel exemple ici. Rien n’est plus dangereux pour la société que les gens qui parlent sans savoir.

Pourquoi il est inutile de connaître son poids

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un outil qui encombre les salles de bain de la plupart des français. Si vous l’avez chez vous, vous pouvez le jeter. Si vous ne l’avez pas, achetez en un, puis jetez le ensuite. Je veux parler du pèse-personne.

La fonction de cet instrument est de déterminer votre poids. Cette mesure est sensée vous donner un certain contrôle, que vous ayez un objectif de poids à atteindre, ou que vous soyez dans une tranche de poids de laquelle vous ne désirez pas sortir (Je ne dois pas peser plus de XX kilos, ni peser moins de YY kilos).

Voilà, ceci étant dit, je met au défi quiconque de trouver une utilité réelle à cet objet [Seule exception : les sportifs devant prouver par une mesure exacte à quelle catégorie de poids ils appartiennent, comme les boxeurs].

Passons en revue les usages d’un pèse-personne et détaillons pourquoi se peser est complètement inutile :

1 -Votre poids ne représente pas votre gras

Lorsque vous désirez perdre du poids, si vous le faites de la bonne façon, vous êtes sensés faire du sport en même temps.  Si vous faites du sport de la bonne façon, vous êtes sensés prendre du muscle en même temps. Le muscle étant plus lourd que le gras, il peut arriver lors d’un changement d’habitudes alimentaires et sportives, de ne pas perdre de poids, voir d’en prendre. Vous faites donc l’effort d’arrêter les nourritures trop grasses et trop sucrées, et enchaînez avec l’effort de suer après le travail, et cependant vous prenez quand même du poids. Je vous laisse imaginer votre détresse psychologique à ce moment là…

2 – Le poids n’est pas une variable stable

Encore hier, j’ai entendu une personne prétendre avoir « pris 6 kilos en une semaine ». Comme je l’ai expliqué dans cet article, c’est juste mathématiquement impossible que ce poids soit entièrement du gras. Son poids a juste varié à cause d’autres variables. Vu qu’elle a mangé plus que d’habitude en une semaine, voici ce qu’il a pu se passer :

– Elle a augmenté sa consommation, donc elle stocke temporairement plus d’aliments et pèse donc plus lourd.
– De même, elle a probablement consommé davantage de sel, et stocke également plus  d’eau, ce qui peut déjà ajouter plusieurs kilos.
– Un encombrement gastrique peut entraîner une certaine constipation et un stockage fécal plus important.

Il est impossible de calculer un poids fixe à cause de ce genre de variables. Voilà pourquoi les nutritionnistes, pour compenser ces variables, demandent à leurs patients de se peser uniquement une seule fois par semaine, le matin à jeun. En ce qui me concerne, je vous dirais plutôt: pas la peine de vous peser du tout…

3 – Le poids est un chiffre

Si vous cherchez à perdre du poids, vous ne désirez pas ressembler à 60 kilos, ni à 50 ou à 70, vous désirez juste être mince/athlétique. Pour cela, ne vous fiez pas à un chiffre, regardez plutôt dans le miroir. Un seul coup d’oeil suffit pour savoir si vous devez manger en quantités supérieures ou inférieures.

Cas exceptionnel : Certaines personnes ont des blocages psychologiques si importants qu’elles sont incapables de savoir si elles sont pathologiquement trop grosses ou trop minces (nombreux cas d’anorexiques étant persuadées d’être trop grosses, alors qu’elle n’ont souvent que la peau sur les os). Les patients dans cette situation ne devraient aucunement tenter de contrôler leur poids avant d’avoir réglés un minimum leurs blocages psychologiques.

4 – Un objectif à atteindre ?

Certains se pèsent car ils veulent « peser XX kilos ». Quel est l’intérêt de savoir que vous êtes précisément à XX kilos ? Être fier d’avoir perdu du poids ? Il y a derrière cela une psychologie malsaine. Faire dépendre son humeur de son poids est une chose extrêmement dangereuse pour votre bien-être.

D’autres diront qu’ils peuvent, arrivés à leur objectif de poids, « remanger normalement » – Encore une fois, ce n’est pas comme cela que ça marche. Vous êtes sensés manger normalement lorsque vous faites un régime. Le concept de « régime amincissant » temporaire est un illogisme complet, puisque quand vous arrêtez votre régime-minceur, vous reprenez du poids. Le seul régime logique est celui que vous suivrez ad vitam eternam. Connaitre votre poids exact n’a donc aucune importance.

Dernière raison (non valable) de se peser : s’offrir un peu de masturbation intellectuelle mal placée (je fais 50 kilos pour 1m70 hihihi <3)

Conclusion : Pour l’individu moyen, il n’y a strictement aucune raison de se peser.

Personnellement, en ce moment, je n’ai pas la moindre idée de mon poids, je sais juste que ralentir le chocolat et refaire un peu de musculation et de course à pied/vélo me ferait du bien. C’est donc ce que je fais.

Rangez cet article dans votre dossier « Guide de bonnes pratiques pour l’entretien corporel ».

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Dukan au régime sec !

On ne l’espérait même plus ! Mais pour une fois, les professionnels de santé ont fait leur boulot ! L’ordre des médecins porte plainte contre le Dr. Dukan.

Oui, vous connaissez le serment d’Hippocrate ? C’est le serment prononcé par tout les médecins qui dit en gros : « Je ne rendrais pas mes patients malade contre de l’argent ». Je jubile assez de voir cette caricature d’escroc se faire blâmer, voire, retirer son droit de pratiquer la médecine.

L’Ordre de Paris a ainsi invoqué l’article 13 du Code de déontologie médical. Un article selon lequel un « médecin doit faire attention aux répercussions de ses propos auprès du public » et de se « garder à cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle ».

Récemment, le Dr. Dukan avait fait le buzz en proposant de punir au bac les élèves hors des fourchettes normales de l’IMC.

Cette proposition a été critiquée sur au moins trois points majeurs:

– Le manque d’éthique évident d’une mesure discriminatoire au baccalauréat.

– La stigmatisation du peuple gros (ou trop maigre) et l’augmentation de la pression psychologique qui s’en suivrait, ce qui augmenterait évidemment le nombre de troubles psychologiques de l’alimentation. Des troubles qui peuvent évidemment plonger une personne dans une obésité prolongée, une anorexie mortelle, et/ou une bonne dépression.

-Enfin, on en parle moins dans les débats, mais : POURQUOI l’IMC ?
Le Dr. Dukan propose l’Indice de Masse Corporelle car cette valeur est connue et facile à mesurer (un coup sur la balance, on mesure la taille, et hop). L’IMC n’est PAS UN INDICATEUR FIABLE pour tout le monde !

Prenons l’exemple d’un jeune de 16 ans avec une ossature large d’épaule et assez lourde. Au début du lycée, bien que mince, il sera déjà vers 24 d’IMC (Rappel: une personne « normale » est entre 18 et 25, maigre si inférieure à 18, grosse si supérieure à 25). Donc dangereusement proche de la limite haute. S’il fait beaucoup de sport et pousse des muscles, il va allègrement dépasser 25, sera facilement à 26 ou 27, donc communément admis « en surpoids », même s’il est en bien meilleure forme athlétique et meilleure santé qu’avant.

L’IMC est un outil plein de limitations, son seul avantage est d’être facile a calculer, contrairement à d’autres outils plus fiables et moins connus du public. Il s’agit d’une mesure aberrante pour comparer la forme des patients.

Mais le Dr. Dukan s’en fiche, ce qui comptait était de refaire le buzz à l’approche du printemps. Ce qui a bien réussi, et l’a probablement aidé à écouler plus de ses produits minceurs. Monsieur le Dr. Dukan, je rêve de pouvoir un jour vous appeler juste « Monsieur Dukan », quand vos collègues vous auront radiés de l’ordre des médecins.

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Mensonge ordinaire: perdez du poids vite !

Sur cette magnifique couverture de Elle « été », le gros titre clame « Zéro complexes, ronde et bien dans mon corps ». Accompagné d’une photo d’une femme dont on voit les côtes. J’imagine qu’on peut être ronde ET bien dans son corps, mais quand même, faire une couverture de magazine, faut pas trop en demander. On notera au passage que c’est à l’approche de l’été que les magazines féminins redoublent d’articles sur le physique, la minceur et la perte de poids… Le plus choquant étant sans doute:

Encore une fois, on peut se demander où cette femme trouvera de la graisse à perdre.

Je trouve un peu dommage de vouloir être mince uniquement pour s’afficher sur la plage, quand on pourrait vouloir une meilleure santé, un corps plus athlétique, plus confortable et avoir plus d’énergie en général. Mais je ne suis pas là pour juger. Le vrai problème, c’est que les numéros « Mince pour l’été » sont vendus en kiosque… en été.

On essaie de faire croire qu’il est possible, voir facile, de perdre une grande quantité de gras en peu de temps. N’importe quel professionnel de santé le déconseille fortement… pour de nombreuses raisons. Dans cet article je vous indique pourquoi il faut vous débarrasser lentement de votre poids excédentaire. Si jamais ces informations diffèrent trop de ce que vous avez l’habitude de lire, et que vous ne savez pas s’il faut me croire, alors rappelez vous que moi, je n’ai rien à vendre.

Pourquoi il est impossible de perdre son gras vite

Les mécanismes du corps humain ne sont pas aussi simple qu’on puisse « tricher » avec son corps. Tricher avec son corps, c’est comme pactiser avec le diable, on peut être content au début mais on finit TOUJOURS par s’en mordre les doigts…

De nombreuses personnes rapportent des pertes de poids extraordinaires sur de courtes durées de régime, comme « 3 kilos perdus en deux jours ». Si Tata Raymonde vous assure qu’elle a perdu autant grâce au régime-ananas, le régime des stars (sic), je vous l’assure, c’est uniquement qu’elle a perdu de l’eau.

Il est simplement impossible de perdre autant de poids sur une période courte. 1 kilos de gras perdu = déficit de 7500 calories. Vous fonctionnez à hauteur de 2000-2500 calories par jour. Même en ne mangeant rien, vous ne pouvez perdre qu’un kilo tout les trois jours. Deux par semaine si vous rajoutez du sport. Evidemment, c’est un calcul purement formel, car il existe beaucoup de raisons pour lesquelles il est impossible de perdre autant de poids :

1 – Il n’est pas naturel d’avoir trop faim
Vous n’êtes pas fait pour « résister à la faim ». Vous êtes humain, et toute la discipline du monde ne vous empêchera pas de vous jeter sur la bouffe qui vous semble la plus délicieuse lorsque vous « craquerez ». C’est spécialement un problème quand vous êtes habitués à trouver la nourriture grasse et sucrée « délicieuse »… Un conseil: commencez par changer ça.

2 – Votre corps vous protège contre vous-même
Votre corps est fantastique. Si vous le privez de nourriture trop longtemps, il va économiser son énergie. Traduction: vous allez être fatigué, très fatigué, et les 2000 calories quotidiennes qui vous sont nécessaire pour fonctionner vont devenir 1000 calories. Ce qui ralentit déjà par deux votre perte de poids. On appelle ça la chute de métabolisme.

3 – Vous n’avez pas que de la graisse en réserve
Allez, imaginons que vous ayez tellement envie de maigrir que vous soyez prêt à vous enfermer dans une pièce sans nourriture et à ne rien manger… Quitte à être fatigué tout le temps… C’est juste quelques jours ou semaines à passer, non ?
Le soucis c’est que votre corps ne veut pas brûler votre gras… Vous ne lui donnez plus rien a manger ! Votre corps pense que vous allez mourir de faim ! Il doit s’assurer que vous gardez des réserves ! Donc il va s’occuper de cannibaliser vos muscles à la place.
En plus de rajouter à votre fatigue, et en plus de ressembler à un sac à patate post-régime, cela comporte un inconvénient majeur: quand vous en aurez finis avec votre perte de poids, et même après être revenu en métabolisme « normal », votre corps consommera naturellement moins d’énergie… puisque vous aurez moins de muscles à alimenter… Personnellement je trouve que la nature fait très bien les choses. Votre corps s’assure de votre survie avant tout : il VEUT que vous gardiez vos réserves.

4 – L’effet rebond va vous faire très mal
Votre corps s’est donc assuré que vous brûliez le moins de calories possibles,  et qu’il y ait le moins possible de muscles à nourrir. Vous êtes donc maintenant un authentique  sac à patate qui se traîne par terre, mais c’est pas grave ! Le grand méchant gras a diminué. Joie et Maillots de bains !
Pas si vite. Votre corps pense toujours que vous êtes au milieu du désert du Sahara sans la moindre calorie disponible à portée de main. Et vous êtes encore en métabolisme réduit. Et vous avez moins de muscles à nourrir. Ce qui veut dire que si vous consommez pour une ration normale, 2000 calories, vous pouvez être sûr qu’une bonne partie va partir directement au stockage. Et ce sera comme ça jusqu’à ce que votre corps décide que vous soyez hors de danger.

En résumé: Si vous voulez mincir, prenez votre temps.

Obsession de la perte de poids rapide: Pourquoi ?

Si vous avez beaucoup de poids à perdre, posez vous la question: pourquoi aurais-je envie de perdre mon poids vite ? Votre poids est le résultat de vos habitudes alimentaires sur les trois dernières années. D’une certaine façon, il est révélateur de votre personne, de votre caractère, de vos habitudes les plus anodines.

Une personne qui se décide à perdre du poids très vite est une personne qui tout d’un coup s’est « réveillée » et ne supporte plus son regard dans la glace… Et c’est une émotion à combattre car contre-productive sur le long terme. Les gens heureux deviennent plus facilement minces, et les gens minces ne sont pas forcément plus heureux.

Donnez vous du temps, soyez indulgents envers vous-même… Il n’y a pas de réussite ni d’échec dans le contrôle du poids, il n’y a que ce que vous avez mangé au dernier repas et ce que vous allez manger au prochain. Appréciez le processus avant le résultat ! Si vous ne réussissez pas à trouver du plaisir dans la nourriture saine et équilibrée, dans la sensation après un repas d’être plus léger, dans le sentiment d’apporter les bonnes choses à votre corps et dans la bonne quantité… Alors je peux vous l’assurer, vous ne le ferez pas.

Quel est le bon rythme pour perdre du poids ?

J’aurais aimé vous donner un chiffre exact avec de nombreuses études scientifiques derrière, mais c’est impossible. Les métabolismes diffèrent trop d’une personne à l’autre pour fixer une limite idéale. C’est pourquoi la seule réponse que j’ai à offrir à cette question est: Lentement. 

Beaucoup disent que 500 calories en moins par jour est le maximum que vous puissiez supporter sans affamer votre corps (Rappel: une femme devrait consommer en moyenne 2000 calories, un homme 2500, variant selon âge, poids, activité, métabolisme, etc ). D’autres recommandent de couper 20% de vos calories, tandis que d’autres plus prudents recommandent 10%. Tout ces chiffres me semblent crédibles, mais ils présentent l’inconvénient majeur d’être justement seulement des chiffres. A moins de commencer à compter vos calories (ce qui est très efficace mais non tenable sur le long terme…) je recommande de vous fier plutôt à votre ressenti.

J’expliquerais donc dans un futur article la meilleure méthode pour perdre un excédent de poids le plus vite possible… C’est à dire pas trop vite.

Si vous voulez être minces pour frimer sur les plages cet été, j’espère que vous avez commencés l’été dernier.

Pourquoi aime-t-on le gras et le sucré ?

Abandonnons un peu l’industrie alimentaire et penchons nous sur un des plus gros mythes de notre temps: les régimes.

Je voulais commencer un vaste article, mais je me rend compte que je dois avant cela parler de beaucoup de choses. Et pour commencer, l’attirance humaine envers les aliments gras et sucrés.

Pourquoi aime-t-on ce qui est calorique, le gras et le sucré ? Pour répondre simplement et sans doute en simplifiant un peu trop, il faut nous rappeler que nous sommes le produit de l’évolution darwinienne. Des centaines de milliers d’années ont forgées l’humain contemporain. Un temps pendant lequel l’accès à la nourriture étais très limité, et où celui qui mangeait le plus avait un avantage de survie, et où les hommes préhistoriques semblaient vénérer les femmes obèses. La femme très grosse est encore un fantasme pour certains hommes aujourd’hui, il suffit de se rendre dans le red light district d’Amsterdam pour en être sûr.

« Bbw » sur internet signifie ‘ »Big beautiful woman »

Ironiquement, la femme grosse était synonyme de fertilité. On en arrive aujourd’hui à un certain pourcentage de la population infertile car victime d’obèsité morbide.
Le problème vient de ce qu’en quelques centaines d’années l’accès aux calories a été facilité à l’extrême. A l’heure ou j’écris ces lignes, je peux en moins de 5 minutes descendre de mon appartement et acheter pour plus de calories que je ne peux en ingurgiter en une année (petit calcul rapide: 100 bouteilles d’un litre d’huile me suffirait largement en calories pour un an).

L’humain a-t-il le contrôle de son propre poids ?

De mon expérience, il semble que la plupart des humains n’ont pas le contrôle de leur propre poids. Placez les dans un milieu qui favorise la prise de poids, ils prendront du poids. Cet article indique qu’un touriste britannique en visite aux états-unis gagnera en moyenne 3.6 kilos en deux semaines. C’est spécialement inquiétant quand on sais combien les britanniques sont déjà proches alimentairement parlant des américains. C’est d’autant plus inquiétant si on fait le calcul suivant:

1 Kilos de gras dans le corps humain = 7500 calories (Il ne s’agit pas de gras pur, sinon ce serait 9000 calories, mais d’un mélange gras/protéines)
3.6 kilos en deux semaines = surplus de 27 000 kcals en 14 jours = 2000 calories en excès par jour

En réalité cette quantité est tellement énorme que je doute que les 3.6 kilos pris ne soient que du gras… Il y a probablement une rétention d’eau quelque part (à cause du sel de la junk food ?). Les chiffres sont ici trop hallucinants pour y croire aveuglément… Ou alors je sous-estime la capacité du touriste à se bâfrer…

Bref, il me semble évident que le consommateur moyen n’a aucun contrôle réel sur son poids. Il est donc important pour les gouvernements d’endosser leurs responsabilités vis-à-vis de la santé de leurs populations.

La génétique détermine-t-elle votre poids ?

Oui et non.
Votre morphologie et votre métabolisme peuvent faire de vous une personne accumulant facilement le gras, ou au contraire, qui brûle facilement les calories.
Dans la mesure ou la plupart des humains se laissent aller, certains seront en surpoids tandis que d’autres resteront minces.  C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de gens prennent du poids arrivé à un certain âge: ils n’ont jamais fait attention à leur poids et tout d’un coup le métabolisme se ralentit. Ils doivent commencer à surveiller leur apport calorique, ce que la plupart d’ailleurs ne semblent pas capables de faire.

Les habitudes alimentaires sont au final l’unique facteur réellement déterminant. Elles sont la plupart du temps formatées par le milieu dans lequel on évolue, ce qui explique également que plus d’un habitant des USA sur trois soit obèse.

Mais il ne s’agit pas de culpabiliser les gens ou de les traiter de mouton. On agit en fonction de ce que l’on sait, et l’on nous nourrit de mensonges. La pensée générale veut que l’individu soit responsable de son surpoids, ce qui n’est qu’une petite partie de la vérité.

Dans de futurs articles j’expliquerais les diverses pressions s’exerçant sur la personne cherchant à contrôler son poids, entre mensonges, méconnaissances, préconceptions, mythes et pressions psychologiques.

Je prépare également un article expliquant pourquoi les régimes ne fonctionnent pas et détaillant la seule manière correcte de mincir, c’est à dire le changement d’habitudes alimentaires. Au passage, je note que je publie cet article sur le surpoids pendant les vacances de noël… je m’en excuse platement.

Joyeux Noël 2012

En ce jour de Noël 2012, n’oubliez pas qu’il y a des alternatives moins chères et meilleures pour la santé que le foie gras.

En bon Français, rappelons nous que nous sommes l’un des quelques pays en Europe à encore avoir le droit de produire cette horreur (et 75% de la production mondiale est française). Un de mes camarades de promotion a d’ailleurs été engagé dans l’industrie du foie gras. Je pense que nos chemins n’auraient pas pu plus différer que ça. La tradition, oui, mais à quel prix ?

Si vous voulez commentez cet article, vous avez le droit de donner votre opinion sur le foie nécrosé de volaille (un organe nécrosé est un organe mort à l’intérieur d’un corps vivant), mais évitez juste les deux arguments suivants:
-Oui mais le foie gras c’est tellement bon. (Quand on vous parle éthique, ne répondez pas avec votre ventre…)
-Ahlala on peut plus rien faire ce qu’on veut même pas torturer quelques oiseaux.

En ce qui concerne ce blog, les trois prochains articles sont déjà écris et planifiés. Vu qu’on est le 25 vous devez être gavés comme des oies de nourritures diverses, les deux prochains articles traiteront donc de perte de poids.

Introduction: monde de merde

Le but de ce blog est de remettre les choses à leur place.
Les gens sont malades. Partout, tout le temps. On a des épidémies de grippe quand l’hiver approche. On a 500 millions d’obèses sur terre, 1.56 milliards de gens en surpoids, et 900 millions de sous-alimentés. Mettons les choses à plat: c’est en grande partie à cause de notre alimentation occidentale que certains meurent de faim. Le lien n’est pas évident à première vue mais j’en parlerais ici.

 Les pays occidentaux sont victimes d’épidémies qui nous paraissent complètement normales. Pour rappel les trois premières causes de mortalités dans les pays « développés » sont:
1/ Les maladies cardiaques
2/ Les cancers
3/ Les maladies liées au corps médical (Erreurs de traitement, maladies nosocomiales, effets secondaires de médicaments, etc…). Cette cause est évidemment à rapprocher des deux premières.

Le diabète arrive peu après.
La plupart des gens pensent ces maladies normales, inhérentes à la condition humaine, blâment la pollution ou d’autres causes annexes. Alors que ce qui fait toute la différence en matière de santé, c’est l’alimentation. 

Pourquoi les gens ont-ils peurs de se baigner dans des eaux infestées de requins, pourquoi certains ont-ils peurs des montagnes russes de Disneyworld, alors que les chances d’en mourir sont infimes ? Pourquoi personne ne fait attention à ce qui risque réellement de tuer ?

Dans certains quartiers de Glasgow, l’espérance de vie est de 53 ans.  Il n’est en effet pas rare de voir des hommes subir des attaques cardiaques à la trentaine ou la quarantaine. Pour comparaison, l’espérance de vie en Afghanistan pendant la guerre était de 66 ans.

Chance de mourir d’un accident d’avion: 1 sur 660 000
Chance de mourir d’une maladie cardiaque: 1 sur 388
Pourquoi tellement de gens ont la phobie de l’avion mais personne n’a la phobie du beurre ?
(NB: Chiffres apparemment crédibles mais non vérifiés) 

La bonne nouvelle c’est que ce qui fait vivre mieux fait aussi vivre plus longtemps, coûte peu cher et a un bilan carbone plus faible.

Certains esprits chagrins prétendent qu’une bonne alimentation est source d’ennui ou de déplaisir. Rien de plus faux là-dedans. Tout n’est qu’une question d’habitudes de consommation. Les goûts et les attirances sont faciles et rapides à changer.

S’il ne s’agit pas forcément de vouloir vivre plus longtemps, il s’agit surtout de vivre mieux.

C’est à travers cette volonté de vie meilleure que je vous présenterais la vérité sur la nutrition, comment changer vos habitudes, et comment arriver à vos objectifs physiques désirés. Je ne vend rien, j’en ai juste ma claque de voir des pubs défiler pour « Actimel » a la télévision (Un article viendra sur cette merde en bouteille).

D’ici là, mangez simple, mangez bon.