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Pourquoi il est inutile de connaître son poids

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un outil qui encombre les salles de bain de la plupart des français. Si vous l’avez chez vous, vous pouvez le jeter. Si vous ne l’avez pas, achetez en un, puis jetez le ensuite. Je veux parler du pèse-personne.

La fonction de cet instrument est de déterminer votre poids. Cette mesure est sensée vous donner un certain contrôle, que vous ayez un objectif de poids à atteindre, ou que vous soyez dans une tranche de poids de laquelle vous ne désirez pas sortir (Je ne dois pas peser plus de XX kilos, ni peser moins de YY kilos).

Voilà, ceci étant dit, je met au défi quiconque de trouver une utilité réelle à cet objet [Seule exception : les sportifs devant prouver par une mesure exacte à quelle catégorie de poids ils appartiennent, comme les boxeurs].

Passons en revue les usages d’un pèse-personne et détaillons pourquoi se peser est complètement inutile :

1 -Votre poids ne représente pas votre gras

Lorsque vous désirez perdre du poids, si vous le faites de la bonne façon, vous êtes sensés faire du sport en même temps.  Si vous faites du sport de la bonne façon, vous êtes sensés prendre du muscle en même temps. Le muscle étant plus lourd que le gras, il peut arriver lors d’un changement d’habitudes alimentaires et sportives, de ne pas perdre de poids, voir d’en prendre. Vous faites donc l’effort d’arrêter les nourritures trop grasses et trop sucrées, et enchaînez avec l’effort de suer après le travail, et cependant vous prenez quand même du poids. Je vous laisse imaginer votre détresse psychologique à ce moment là…

2 – Le poids n’est pas une variable stable

Encore hier, j’ai entendu une personne prétendre avoir « pris 6 kilos en une semaine ». Comme je l’ai expliqué dans cet article, c’est juste mathématiquement impossible que ce poids soit entièrement du gras. Son poids a juste varié à cause d’autres variables. Vu qu’elle a mangé plus que d’habitude en une semaine, voici ce qu’il a pu se passer :

– Elle a augmenté sa consommation, donc elle stocke temporairement plus d’aliments et pèse donc plus lourd.
– De même, elle a probablement consommé davantage de sel, et stocke également plus  d’eau, ce qui peut déjà ajouter plusieurs kilos.
– Un encombrement gastrique peut entraîner une certaine constipation et un stockage fécal plus important.

Il est impossible de calculer un poids fixe à cause de ce genre de variables. Voilà pourquoi les nutritionnistes, pour compenser ces variables, demandent à leurs patients de se peser uniquement une seule fois par semaine, le matin à jeun. En ce qui me concerne, je vous dirais plutôt: pas la peine de vous peser du tout…

3 – Le poids est un chiffre

Si vous cherchez à perdre du poids, vous ne désirez pas ressembler à 60 kilos, ni à 50 ou à 70, vous désirez juste être mince/athlétique. Pour cela, ne vous fiez pas à un chiffre, regardez plutôt dans le miroir. Un seul coup d’oeil suffit pour savoir si vous devez manger en quantités supérieures ou inférieures.

Cas exceptionnel : Certaines personnes ont des blocages psychologiques si importants qu’elles sont incapables de savoir si elles sont pathologiquement trop grosses ou trop minces (nombreux cas d’anorexiques étant persuadées d’être trop grosses, alors qu’elle n’ont souvent que la peau sur les os). Les patients dans cette situation ne devraient aucunement tenter de contrôler leur poids avant d’avoir réglés un minimum leurs blocages psychologiques.

4 – Un objectif à atteindre ?

Certains se pèsent car ils veulent « peser XX kilos ». Quel est l’intérêt de savoir que vous êtes précisément à XX kilos ? Être fier d’avoir perdu du poids ? Il y a derrière cela une psychologie malsaine. Faire dépendre son humeur de son poids est une chose extrêmement dangereuse pour votre bien-être.

D’autres diront qu’ils peuvent, arrivés à leur objectif de poids, « remanger normalement » – Encore une fois, ce n’est pas comme cela que ça marche. Vous êtes sensés manger normalement lorsque vous faites un régime. Le concept de « régime amincissant » temporaire est un illogisme complet, puisque quand vous arrêtez votre régime-minceur, vous reprenez du poids. Le seul régime logique est celui que vous suivrez ad vitam eternam. Connaitre votre poids exact n’a donc aucune importance.

Dernière raison (non valable) de se peser : s’offrir un peu de masturbation intellectuelle mal placée (je fais 50 kilos pour 1m70 hihihi <3)

Conclusion : Pour l’individu moyen, il n’y a strictement aucune raison de se peser.

Personnellement, en ce moment, je n’ai pas la moindre idée de mon poids, je sais juste que ralentir le chocolat et refaire un peu de musculation et de course à pied/vélo me ferait du bien. C’est donc ce que je fais.

Rangez cet article dans votre dossier « Guide de bonnes pratiques pour l’entretien corporel ».

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Quelques conseils pour « s’y remettre » quand on a décroché.

Bonjour à tous ! Après un mois et demi de pause, on reprend direct à l’approche du printemps. Je vous parlerais peut-être de mon expérience en ferme collective, où les gens se nourrissent exclusivement de légumes frais et de féculents, et sont dans une forme qui ferait pâlir n’importe quel citadin.

En attendant, l’été arrive, et c’est le moment idéal de reprendre les bonnes habitudes pour ceux qui les oublient vite (à commencer par moi-même). Pas de science aujourd’hui, mais un peu de psychologie qui pourra en intéresser quelques uns. Et si vous n’êtes pas dans votre meilleure forme, vous vous posez la question :

Comment reprendre de bonnes habitudes alimentaires et sportives, après un décrochage ?

a) Le décrochage

L’humain est une créature qui n’est pas faite pour le confort. Instinctivement, nous fuyons l’effort et nous recherchons les saveurs les plus caloriques, et nous avons aménagés notre pays en conséquence. Les villes sont faites de routes pour voitures, rarement de quartiers piétons. Partout, les escalators gagnent du terrain. Les fast-foods proposent de la nourriture grasse comme il faut. Et l’ordinateur, c’est moins prise de tête qu’un jogging.

On dit qu’il faut 3 semaines pour perdre ou prendre une habitude… Trois semaines, ça passe très vite. Le goût se réhabitue aux sensations grasses ou sucrées, votre corps redéveloppe une addiction aux hormones de « satiété rapide », et peut-être que vous buvez un peu plus et que vous ne faites plus tellement de sport. Si on laisse le processus se poursuivre, on retombe dans notre confort quotidien, et on passe à coté de ce que les légumes et le jogging ont à nous apporter.

Si cela vous aide, gravez dans votre mémoire visuelle ces deux mots:

CONFORT ≠ BONHEUR

 Le confort n’est pas le bonheur.

Sinon, l’image suivante ferait rêver tout un chacun :

Tout le monde rêve d’une vie comme la mienne !

b) La règle d’or à suivre.

De mon expérience, la règle d’or à suivre est: « Plus on en fait, plus on en fera ; Moins on en fait, moins on en fera »

Il est difficile, après une longue pause, de se remettre à courir une heure tout les deux jours, ou de recommencer des séances de musculation intenses. Quand on est habitué aux hamburger-frite, il est difficile de se remettre aux légumes. Heureusement, le changement entraîne le changement. La meilleure stratégie pour se rediscipliner est  de travailler Tout les jours un minimum. Commencez donc par là:

-Fixez vous 30 minutes de sport, n’importe lequel, tout les jours
-Mangez au moins un repas sans gras et sans sucres rapides par jour. Légumes, riz, lentilles, ce que vous voulez, autant que vous voulez, mais de la nourriture simple. Un fruit en dessert.

Voilà pour la base de reprise. L’important ici est de s’y tenir tout les jours. N’importe qui a au moins 30 mins de disponible par jour, et la possibilité de se faire un repas simple. En commençant petit, vous ferez vite plus.

C’est d’ailleurs dans cette optique que je vous écrit aujourd’hui un article qui ne me demande pas trop d’efforts de réflexion ni de longues recherches de sources. Je commence léger, pour reprendre l’habitude d’écrire, et continuer par la suite.

c) Se rappeler qu’on aime ce qu’on fait

L’être humain ne peux, sans un effort immodéré, répéter tout les jours une tâche qu’il n’apprécie pas. Si vous êtes paresseux, comme moi, vous cherchez tout les moyens de vous convaincre de faire ce qui est bon pour vous sans trop devoir faire preuve de volonté.

Quand vous faites du sport, même si c’est fatiguant et que vous suez, il y a forcément des moments que vous appréciez. Focalisez vous sur ces moments là ! L’humain AIME le sport et les légumes, nous sommes fait pour ça.  [Si vous n’aimez AUCUN sport, c’est que vous n’avez pas essayé suffisamment].

Comment ne pas aimer ça ?

L’erreur classique, dans le fitness, est de vivre dans une culture du résultat. Non, il ne faut pas courir pour avoir le ventre plat ! Il faut courir pour courir. Faire du sport pour le sport. Il faut manger des légumes et les savourer ! Le ventre plat n’est que le bonus. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais le processus.

Exemple: J’écris ce blog parce que j’aime écrire. Le petit chatouillement délicat à mon égo quand je vois mes statistiques de blog et penser que des centaines de gens me lisent, c’est mon bonus, pas ce que je recherche.

J’espère que ces quelques conseils vous aiderons à vous remettre en selle. Le prochain article, un peu plus scientifique, vous expliquera comment se constituer un programme sportif adéquat.  En attendant, bon jogging !

Les trois principes de votre physique

Avec toutes les informations qu’on reçoit de sources contradictoires et pas toujours honnêtes, on peut se sentir un peu perdu, voir découragé, à l’idée de poursuivre une vie plus saine. Pourtant, un corps sain aide à garder les idées claires ! Et des idées claires aident à garder le corps sain !

Ainsi, on peut résumer l’état de votre corps par trois idées simples :

Les trois principes de votre physique

I –  Le nombre de calories que vous consommez détermine votre volume corporel.
II – La qualité de ce que vous mangez détermine votre santé.
III – L’exercice physique que vous pratiquez détermine votre forme.

Voilà, c’est dit. Alors évidemment on simplifie un peu, mais ça très juste. Détaillons un peu :

I – Nombre de calories et volume

La graisse et les muscles ont comme point commun qu’ils nécessitent tout deux des calories pour leur entretien. C’est la raison pour laquelle mon dernier article est quelque peu biaisé.  Si vous avez besoin de 2000 calories et que vous en consommez 2100, votre corps ne vas en réalité pas grossir indéfiniment.

Ceci s’explique par le fait que la graisse et le muscle consomment tous les deux des calories (environ 4 calories pour 1 kilo de tissu adipeux ou 12 calories par kilo de muscle).

Si vous consommez 100 kcal de trop par jour, vous vous stabiliserez au bout d’un temps relativement long à 100/4 kcal = 25 kilos de gras supplémentaire, ou 100/12 = environ 8 kilos de muscles supplémentaires, mais plus probablement un mélange des deux.

Mais oublions un moment ces chiffres qui ne veulent pas dire grand chose, et retenons la seule chose importante : Plus vous mangez plus vous prenez en volume.

Les amateurs de musculation le savent bien: Pas de muscle sans calories supplémentaires ! Pas de gras sans calories supplémentaires !

II – Qualité de votre nourriture et santé

Un petit exemple pour illustrer:

Voici Mademoiselle A.

Mademoiselle A. accuse un certain surpoids. Ce surpoids est dût au fait qu’elle ne fasse pas trop attention à sa satiété lors des repas, où elle se sert des portions un peu trop grandes. Elle est également bien portée sur l’huile d’olive et le chocolat noir. Mademoiselle A. cuisine selon un régime méditerranéen, riche en huiles végétales, légumes, et céréales complètes (ou encore mieux, elle est végane… haha). Elle mange le soir chez elle, et pour le midi au bureau elle se prépare un tupperware. Tout les dimanches elle va à la piscine, ce qui lui permet d’avoir une masse musculaire suffisante pour rester en forme (en un mot, elle n’est pas trop flasque).

Voici Mademoiselle B.

Mademoiselle B. a une taille fine. Comme elle n’a pas trop le temps de cuisiner, elle consomme une certaine quantité de MacDonald, KFC ou Quick, au repas de midi. Le soir, elle sort souvent, ce qui fait que son dîner consiste principalement en apéritifs et alcool. Comme elle ne s’alimente pas assez, elle ne risque aucunement le surpoids. Cela entraîne également une certaine absence de masse musculaire.

Question rhétorique: qui encourt le plus de risques de problèmes de santé ?

L’exemple de Madame A. et Mademoiselle B. est juste là pour montrer que contrairement aux idées reçues, la santé n’a que peu à voir avec le poids. Du moins tant qu’on ne rentre pas dans des problématiques de maigreur extrême ou d’obésité avérée.

III – Exercice et forme physique

Si vos calories représentent votre volume, c’est votre exercice qui représente votre forme.

Pour être en bonne santé et avoir de l’énergie, vous devez posséder les trois choses suivantes, dans l’ordre décroissant d’importance:

1/ De la SOUPLESSE, pour réguler l’énergie dans votre corps et être plus confortable avec vous-même.

2/ De l’ENDURANCE, pour vous apporter de l’énergie et faire travailler votre système cardiovasculaire.

3/ Des MUSCLES, pour être agile, rapide et fort. Attention, personne ne veux que vous ressembliez à un bodybuilder, d’ailleurs ce n’est pas un moyen efficace de faire de vieux os.

Ces trois facteurs feront la somme de votre forme physique et de votre santé. Selon votre état corporel actuel, vous devriez penser à travailler sur l’aspect qui vous manque le plus (ce sera d’ailleurs probablement la souplesse le plus urgent à régler).

J’insiste sur le fait que ceci est valable pour les deux sexes. Oui, madame, si vous n’avez pas de muscles envisagez la MUSCULATION ! Et avant que vous n’ayez peur de vous réveiller un matin en ressemblant à Sylvester Stallone, je vous arrête tout de suite.

NON, MADAME, SI VOUS FAITES DE LA MUSCULATION, VOUS NE RESSEMBLEREZ PAS A CECI:

MAIS PLUTÔT A CECI:

En conclusion, il ne sert à rien de sur-compliquer les principes du fitness. Trois petites phrases résument le tout.

Dans le prochain article je vous donnerais une astuce rigolote pour savoir si votre forme physique est optimale.

D’ici là, mangezbougez (mais pas de la merde).